Repli surprise de l’économie en zone euro, plombée par l’Irlande

AWP/AFP

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Le PIB des 21 pays partageant la monnaie unique recule de 0,2% sur les trois premiers mois de l’année. Celui de l’Irlande plonge de 12,1%.

La zone euro a enregistré un repli inattendu de son activité économique au premier trimestre, en raison d’une chute du produit intérieur brut irlandais (-12,1%) encore plus importante qu’estimé initialement, d’après des données révisées publiées vendredi.

Selon la nouvelle estimation d’Eurostat, le Produit intérieur brut (PIB) des 21 pays partageant la monnaie unique a reculé de 0,2% sur les trois premiers mois de l’année, par rapport au trimestre précédent, au lieu d’une croissance de 0,1% précédemment annoncée par l’institut de statistiques européen.

Cette révision d’une ampleur inhabituelle est liée à une chute de l’activité économique en Irlande encore plus importante que prévu : elle est désormais chiffrée à 12,1%, loin de la contraction de 2% initialement annoncée par le bureau des statistiques irlandais, le CSO.

Ce dernier avait expliqué jeudi cette révision hors normes par la prise en compte de données liées aux multinationales, qui ont un poids considérable au sein de l’économie irlandaise.

La performance de la France, deuxième économie de la zone euro, a également été revue en baisse fin mai, son PIB ayant reculé de 0,1% selon l’Insee, au lieu d’une croissance nulle annoncée auparavant.

«Si l’on exclut les effets liés au PIB irlandais, la croissance de la zone euro reste remarquablement stable, autour de 0,2% par trimestre», a commenté Rory Fennessy, économiste au cabinet Capital Economics.

Mais il souligne que l’économie européenne a été soutenue en début d’année par des achats anticipés, liés au conflit au Moyen-Orient.

La guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran a en effet poussé certaines entreprises et consommateurs à faire des réserves pour se prémunir contre les risques de pénuries et/ou de hausses de prix sur certains produits.

Or, «cet effet devrait s’inverser au 2e trimestre», prévient cet expert, qui s’attend à une stagnation du PIB de la zone euro au printemps, en excluant l’Irlande.

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