Alors que l’inflation repart à la hausse en zone euro et que les marchés scrutent désormais les prochains chiffres de l’emploi américain, la publication de l’IPC suisse, attendue demain, constituera le prochain test pour le franc et les anticipations de politique monétaire de la BNS.
Dans sa dernière analyse consacrée aux marchés des changes, l’UBP estime que les pressions inflationnistes devraient se raffermir modestement en Suisse, sous l’effet notamment de la hausse des prix de l’énergie. Selon ses prévisions, l’inflation suisse pourrait atteindre 0,8% sur un an en mai, tandis que l’inflation sous-jacente resterait contenue à 0,3%.
Pour l’UBP, ces données ne devraient toutefois pas suffire à modifier significativement les attentes de taux de la BNS ni à provoquer une rupture des fourchettes récentes sur l’EUR/CHF et l’USD/CHF. Le risque de baisse apparaît davantage marqué pour l’EUR/CHF, dans un contexte où les écarts de taux et la dynamique économique continuent de favoriser le dollar.
Cette analyse intervient alors que l’inflation de la zone euro est ressortie à 3,2% en mai, avec une inflation sous-jacente de 2,5%, renforçant les attentes de resserrement de la BCE. Aux Etats-Unis, la progression de l’emploi privé en mai confirme pour l’heure la résilience du marché du travail, avant la publication très attendue des chiffres officiels de l’emploi vendredi.