Selon la Recherche d’UBS, ce recul ne sera qu’une pause avant la reprise du rally, car la demande d’or reste forte. Un regain de volatilité reste néanmoins possible si les risques géopolitiques s’atténuent, ce qui pourrait être préjudiciable à l’or sur le court terme.
Le recul de l’or était-il une correction saine ou signe-t-il la fin du rally?
La hausse de l’or semblait imparable, avec une progression ininterrompue qui a porté ses gains annuels à plus de 65%. Puis, il y a dix jours, le métal jaune a chuté de 6%. Reste à savoir si ce repli signe la fin de la remarquable progression de l’or ou s’il s’agit d’une pause salutaire. Cependant, malgré d’éventuelles difficultés à court terme, tous les facteurs qui ont soutenu le rally de l’or restent, selon la Recherche d’UBS, intacts.
Premièrement, la baisse des taux de la Réserve fédérale américaine réduira encore le coût d’opportunité de la détention d’or. Compte tenu de la persistance de l’inflation, le taux d’intérêt réel américain pourrait passer en dessous de zéro.
Deuxièmement, les flux d’investissement vers les exchange traded funds (ETF) sur l’or, qui ont atteint un niveau record de 17 milliards de dollar en septembre, devraient s’intensifier. Troisièmement, les banques centrales restent friandes d’or, nombre d’entre elles cherchant à se diversifier pour réduire leur exposition au dollar américain.
Enfin, les investisseurs demeurent très préoccupés par l’augmentation de la dette publique dans de nombreux pays. Les inquiétudes géopolitiques restent également fluctuantes, le gouvernement américain entamant sa cinquième semaine de shutdown.
L’or, un instrument de diversification efficace
Par conséquent, l’or devrait rester un instrument efficace de diversification des portefeuilles, avec un potentiel de hausse supplémentaire vers l’objectif de la Recherche d’UBS de 4700 dollars l’once en cas d’évolution macroéconomique et politique défavorable.
Pour les investisseurs qui affectionnent l’or, on recommandera de profiter des baisses pour augmenter leurs positions si celles-ci sont inférieures à une allocation optimale de 5% dans un portefeuille diversifié.