Transition énergétique en Europe: un tournant positif?

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Graphique de la semaine de DWS. Des tendances prometteuses se dessinent déjà sur le front de l'indépendance stratégique, en particulier dans le domaine des infrastructures énergétiques.

©Keystone

 

La transition vers les énergies propres désigne la transformation du système énergétique, qui passe des énergies fossiles telles que le pétrole, le gaz et le charbon à des sources zéro carbone telles que l'éolien et le solaire. Cette transition a connu un certain succès. Au cours de la dernière décennie, les investissements dans les énergies propres ont doublé pour atteindre environ 2000 milliards de dollars américains cette année, tandis que la part des sources zéro carbone dans la production mondiale d'électricité a atteint 41%, soit une hausse de sept points de pourcentage depuis 2015.

Cependant, on oublie parfois que la demande mondiale en énergie est elle-même une cible mouvante. Elle continue d'augmenter, en particulier dans les marchés émergents, en raison de la croissance démographique, de l'industrialisation et de l'amélioration du niveau de vie. Selon les scénarios, la demande mondiale en énergie devrait augmenter de 20% à 50% d'ici 2050. Pour que les énergies renouvelables puissent répondre à l'augmentation de la demande mondiale en énergie, des progrès beaucoup plus importants sont nécessaires. Notre «graphique de la semaine» révèle que depuis l'accord de Paris sur le climat il y a dix ans, la consommation d'énergie primaire a augmenté de 86 exajoules (EJ), mais que les énergies renouvelables n'ont couvert que 50% de cette augmentation.

Cela suggère que davantage d'investissements dans les infrastructures des réseaux énergétiques sont nécessaires pour que la transition vers les énergies propres puisse prendre de l'ampleur. «Nous pensons que l'Europe se distingue comme une destination d'investissement incontournable», affirme Richard Marshall, responsable de la recherche sur les infrastructures chez DWS. Cela reflète le fait que le marché européen des infrastructures est le plus grand et le plus développé au monde, avec des opportunités potentielles dans tous les secteurs. L'annonce d'un plan allemand de 500 milliards d'euros pour les infrastructures vient renforcer cette tendance. Ce plan soutiendra un large éventail d'initiatives dans le domaine des infrastructures, y compris les réseaux énergétiques. En chiffres, ce plan de 500 milliards d'euros sur 12 ans représente un déploiement de capitaux d'environ 40 milliards d'euros par an, ce qui équivaut à l'ensemble des transactions privées dans le domaine des infrastructures conclues en Allemagne l'année dernière.

L'ampleur de l'engagement financier est importante, car un financement public de cette ampleur tend à agir comme un catalyseur pour attirer les capitaux privés. En effet, le plan budgétaire allemand est conçu pour cibler les réseaux d'infrastructures de base à grande capitalisation, tels que les chemins de fer et les réseaux électriques, et pour stimuler les investissements privés dans des secteurs plus commerciaux tels que les infrastructures numériques, les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique, qui devraient tous contribuer à faire avancer le programme climatique et numérique de l'Allemagne.

Cela s'inscrit dans le cadre d'efforts plus larges déployés par l'Europe pour se repositionner en tant que destination d'investissement stratégique, diversifiée et soutenue par des politiques. Ce changement a été déclenché par les risques géopolitiques, l'insécurité énergétique et la dépendance technologique, des facteurs qui ne sont pas près de s'inverser. Pour les investisseurs, les premiers indicateurs suggèrent une dynamique positive, le Dax allemand affichant l'une des meilleures performances par rapport au S&P500 depuis les années 1960 depuis le début de l'année.

Moins de 50% de l'augmentation de la demande mondiale en énergie depuis 2015 a été satisfaite par les énergies renouvelables

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