Le dollar dans l’attente des signaux de la Fed

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Vers 12h30, le billet vert lâche à peine 0,06% à la monnaie unique, à 1,1655 dollar pour un euro et s’effrite de 0,05% par rapport à la livre, à 1,3499 dollar.

Le dollar stagne mercredi dans l’attente de nouvelles indications sur la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) et semble peu préoccupé par les discussions autour de la paix en Ukraine.

Le compte-rendu («minutes») de la dernière réunion de la Fed, en juillet, attendu plus tard dans la journée, devrait éclairer les débats internes qui ont alors animé ses membres.

Mais l’attention du marché se concentre surtout sur la future prise de parole vendredi de son président, Jerome Powell, lors d’un colloque qui réunira de nombreux banquiers centraux à Jackson Hole (Wyoming).

«Ses propos pourraient donner le ton pour la réunion de septembre et éclairer les chances d’une baisse de taux», explique John Plassard, analyste chez Cité Gestion.

L’hypothèse d’une réduction de 0,25 point de pourcentage reste pour l’instant privilégiée par le marché.

Vers 10H30 GMT (12H30 à Paris), le billet vert lâchait à peine 0,06% à la monnaie unique, à 1,1655 dollar pour un euro et s’effritait de 0,05% par rapport à la livre, à 1,3499 dollar.

Au Royaume-Uni, l’inflation a accéléré en juillet, à 3,8% sur un an, dépassant les attentes des analystes, selon des chiffres officiels mercredi.

Elle atteint son niveau le plus haut depuis janvier 2024, près du double de la cible de 2% visée par la Banque d’Angleterre (BoE), ce qui réduit la probabilité d’une nouvelle baisse des taux d’ici la fin de l’année.

Matthew Ryan, analyste chez Ebury, dit même ne «prévoir désormais aucune baisse de taux» en 2025 au Royaume-Uni.

Le pays fait face à un risque de «stagflation», une inflation durable combinée à une croissance fragile.

De son côté, la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ) a abaissé mercredi son principal taux directeur de 0,25 point de pourcentage, à 3%, pour soutenir son économie.

Si cette décision était attendue, les discussions «n’ont pas porté sur le maintien ou non des taux d’intérêt, mais plutôt sur la nécessité de les baisser davantage», ce qui a surpris le marché, note Volkmar Baur, de Commerzbank.

En réaction, le dollar néo-zélandais plongeait mercredi de 1,07% face au billet vert, à 1,7154 dollar «kiwi», un de ses surnoms, pour un dollar américain.

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