Les marchés européens entre faible et nette hausse après le bond du PPI aux USA

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Paris termine sur une progression marquée de 0,84%, Francfort de 0,79% et Milan de 1,11%. Tandis que Londres grappille 0,13% et Zurich n’avance que de 0,19%.

Les bourses mondiales évoluent sans direction commune jeudi, les investisseurs évaluant les conséquences sur la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) d’une inflation côté producteurs nettement supérieure aux attentes aux Etats-Unis.

En Europe, la Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,84%, Francfort de 0,79%, Milan de 1,11% et Londres de 0,13%. A Zurich, le SMI a gagné 0,19%.

Le FTSE 100, l’indice vedette de Londres est resté à la traîne, «les investisseurs semblant réévaluer la trajectoire des baisses de taux au Royaume-Uni, après que l’économie a retrouvé de la croissance», souligne Susannah Streeter, responsable de l’analyse marchés chez Hargreaves Lansdown.

A Wall Street vers 15H45 GMT, le Dow Jones reculait de 0,38%, l’indice Nasdaq de 0,30% et l’indice élargi S&P 500 lâchait 0,25%.

Les prix à la production aux Etats-Unis ont nettement plus augmenté qu’escompté au mois de juillet, avec une hausse marquée dans les services. Sur un mois, l’indice des prix à la production (PPI) a progressé de 0,9% après être resté stable en juin, une augmentation bien plus marquée que ne le prévoyaient les analystes.

«Il s’agit de la première véritable répercussion des [droits de douane américains] sur les prix à la production», commente Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique pour Lombard Odier IM.

L’indice «montre que les entreprises absorbent encore ces coûts. Mais à mesure que les marges se resserrent, les producteurs n’auront d’autre choix que de répercuter une partie de ces hausses sur le consommateur», relève Fawad Razaqzada, analyste de marché à City Index.

Les investisseurs tentent depuis plusieurs semaines d’évaluer les effets des droits de douane instaurés par Donald Trump sur l’évolution des prix dans la première économie mondiale. Une inflation trop forte découragerait la Réserve fédérale américaine (Fed) à abaisser ses taux directeurs pour stimuler l’activité économique.

Si le marché semble toujours tabler sur une baisse de taux de la Fed lors de la prochaine réunion, «ce chiffre est en train de conduire les agents de marché à revisiter le scénario de politique monétaire que l’on peut anticiper de la part de la Fed à moyen et long terme», affirme M. Ielpo, interrogé par l’AFP.

Selon l’outil de veille de CME FedWatch, les investisseurs prévoient désormais à 90,5% une baisse des taux d’un quart de point lors de la prochaine réunion de la Fed, contre plus de 96% mercredi.

Vers 15H45 GMT, face à la monnaie unique, il montait de 0,45% à 1,1653 dollar pour un euro.

Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à dix ans atteignait 4,28%, contre 4,23% la veille en clôture. Le taux à deux ans, le plus sensible à la politique monétaire, s’établissait à 3,73% contre 3,67% en clôture mercredi.

L’attention sur l’Ukraine

Autre point d’attention des marchés: la rencontre historique vendredi entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump, qui discuteront «principalement» en Alaska du règlement du conflit armé en Ukraine, lors d’une conversation «en tête à tête», a annoncé jeudi le Kremlin.

«L’espoir d’un cessez-le-feu en Ukraine et, peut-être, d’un chemin vers la paix à long terme, grandit discrètement», relève M. Razaqzada. Mais «la situation est délicate et profondément enracinée; l’optimisme est bienvenu, mais le réalisme reste probablement plus prudent».

Les valeurs européennes de la défense ont terminé dans le vert jeudi. A Paris, Thales a gagné 2,55% et Dassault Aviation 1,40%. A Francfort, Rheinmetall a monté de 3,01%. Saab a pris 4,21% à Stockholm et Leonardo 2,36% à Milan. BAE Systems a gagné 2,57% à Londres.

Le géant industriel allemand Thyssenkrupp a toutefois perdu 8,16% à la Bourse de Francfort après avoir revu à la baisse jeudi ses prévisions de ventes à cause de la faible demande internationale et de prix bas, et multiplié par cinq sa perte nette au troisième trimestre.

Côté pétrole, vers 15H45 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord prenait 1,35% à 66,52 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, était en hausse de 1,38% à 63,52 dollars.

Nouveau record du bitcoin

Le bitcoin a touché un nouveau record jeudi à 124’514,59 dollars, poussé par des achats institutionnels, une législation favorable aux États-Unis et la perspective d’une reprise des baisses de taux américains.

Vers 15H45 GMT, il s’échangeait pour 118’206,12 dollars.

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