Union Pacific va racheter son concurrent Norfolk Southern pour créer le premier opérateur de fret ferroviaire aux Etats-Unis, une opération qui valorise la cible 85 milliards de dollars, selon un communiqué conjoint publié mardi.
L’union des deux groupes va constituer la première compagnie ferroviaire reliant les deux côtes des Etats-Unis et un ensemble évalué à 250 milliards de dollars, selon le communiqué.
Les nouveaux partenaires vont soumettre, dans les six mois, au régulateur américain du rail, le Surface Transportation Board (STB), leur projet, qui entraînerait une forte concentration du secteur avec l’union de deux des cinq premiers acteurs du marché.
Ce mariage raccorde le réseau de Norfolk Southern, concentré dans le tiers est du pays, à celui d’Union Pacific, qui couvre les deux autres tiers jusqu’à la côté pacifique.
L’ensemble comptera plus de 80’000 km de rails, répartis dans 43 Etats.
L’entité fusionnée dépasserait le n°1 actuel du fret ferroviaire, BNSF, contrôlé par la holding de Warren Buffett, Berkshire Hathaway, depuis 2009.
BNSF est lui-même arrivé au sommet de la hiérarchie grâce à une série d’acquisitions, notamment le rachat de Santa Fe Pacific par Burlington Northern en 1995.
«Il manque un réseau transcontinental aux Etats-Unis», a expliqué le directeur général d’Union Pacific, Jim Vena, lors d’une conférence téléphonique, «ce qui limite les capacités des entreprises et des chaînes d’approvisionnement.»
Dans le détail, Union Pacific va offrir une de ses actions et 88,82 dollars pour chaque titre de Norfolk Southern, ce qui revient à une prime de 11% par rapport au prix de clôture de lundi.
Le prix de l’action Norfolk Southern avait grimpé lors des dernières séances, après que les deux sociétés ont confirmé, jeudi, des discussions en vue d’une possible transaction.
Dans les échanges préalables à l’ouverture de la Bourse de New York, l’action Union Pacific abandonnait un peu moins de 1%, tandis que Norfolk Southern lâchait près de 3%.