Goldman Sachs dépasse les attentes au deuxième partiel

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Le chiffre d’affaires trimestriel grimpe de 15% sur un an, à 14,58 milliards de dollars, et le bénéfice net bondit de 20%, à 3,47 milliards. Le consensus anticipait respectivement 13,50 et 3,06 milliards.

La banque d’affaires américaine Goldman Sachs a profité au deuxième trimestre d’un regain des projets de fusions-acquisitions et des activités de marchés, notamment les introductions en Bourse, qui lui ont permis de dégager des résultats confortablement supérieurs aux attentes.

«La dynamique du marché est en train de changer», a constaté David Solomon, patron de la banque, lors d’une audioconférence avec des analystes consacrée aux résultats publiés mercredi.

Selon lui, après un début de trimestre au ralenti, le volume d’opérations de fusions-acquisitions annoncées est 30% supérieur par rapport à la même période de 2024 et 15% supérieur à la moyenne des cinq dernières années.

«L’activité du marché des capitaux s’est aussi accélérée», a-t-il relevé, précisant que Goldman Sachs avait géré onze entrées en Bourse à travers la planète au deuxième trimestre.

Mais les «incertitudes pourraient persister dans certains domaines, notamment dans les industries hautement sensibles aux politiques commerciales», a prévenu M. Solomon, tout en se disant «optimiste» concernant les perspectives du secteur de la banque d’affaires en général.

Entre avril et juin, le chiffre d’affaires du groupe a progressé de 15% sur un an, à 14,58 milliards de dollars, et son bénéfice net a bondi de 20%, à 3,47 milliards. Le consensus des analystes de FactSet anticipait respectivement 13,50 et 3,06 milliards.

Rapporté par action, le bénéfice net ressort à 11,03 dollars, soit une hausse de 26% par rapport à la même période de 2024. Le consensus tablait sur 9,65 dollars.

Vers 16H20 GMT, l’action Goldman Sachs était quasi stable, en légère hausse de 0,06% à la Bourse de New York, à 702,92 dollars.

Réaction «positive»

«Nos solides résultats trimestriels reflètent les bons niveaux d’activité de nos clients à travers tous nos produits», a commenté David Solomon, cité dans un communiqué.

«En ce moment, l’économie et les marchés réagissent plutôt de manière positive au contexte d’évolution réglementaire. Mais comme les développements sont rarement linéaires, nous restons très concentrés sur la gestion des risques», a-t-il poursuivi.

Les revenus nets d’intérêts (NII) se sont envolés de 56%, à 3,10 milliards de dollars, maintenant la trajectoire engagée depuis plusieurs trimestres.

Les revenus nets d’intérêts sont la différence entre les intérêts perçus sur les opérations des clients et les intérêts versés aux épargnants et aux créanciers.

Face à ces résultats, le dividende trimestriel a été accru de 33% à 4 dollars par action. Il a bondi de 400% depuis 2018.

D’après M. Solomon, le volume des transactions en cours a progressé pour le cinquième trimestre consécutif, tiré par les activités de conseils qui ont augmenté de manière «très importante» depuis le début de l’année.

Ainsi le chiffre d’affaires de sa branche Global Banking and Markets (GBM) a bondi de 24% sur un an à 10,12 milliards, avec une hausse de 26% des commissions en banque d’investissements.

Les zones Amérique et EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) ont tiré leur épingle du jeu.

De bons résultats qui ont été partiellement compensés par le repli de 3% du chiffre d’affaires de la branche gestion d’actifs et gestion de fortune (AWM), du fait d’une activité moindre dans les produits d’émission de dette et le Private Equity (investissements dans des entreprises non cotées en Bourse).

Recalibrage

«L’incertitude a incité certains clients à repositionner leurs portefeuilles et à recalibrer les risques entre classes d’actifs», a expliqué David Solomon.

«Malgré la résilience de l’économie mondiale et l’environnement du marché, beaucoup d’incertitudes persistent. Les inquiétudes politiques se sont intensifiées dans de nombreuses régions, notablement au Moyen-Orient, de nombreux accords commerciaux ne sont pas encore matérialisés et l’impact de droits de douane supérieurs sur la croissance reste inconnu», a-t-il tempéré.

Par ailleurs, il s’est montré très positif face au développement de l’intelligence artificielle qui va «créer une demande très importante en matière d’infrastructures et de moyens financiers».

Chez Goldman Sachs même, plusieurs projets sont en développement «pour transformer la façon dont nos employés travaillent».

Une assistance linguistique pour les services administratifs est déployée depuis juin et un projet-pilote est en préparation pour la maintenance et la surveillance informatique, a énuméré M. Solomon.

L’intelligence artificielle est un «influenceur de productivité dans les affaires», a-t-il résumé plus tard sur la chaîne CNBC.

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