JPMorgan Chase reste prudente face aux «risques importants»

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Le bénéfice net par action à données comparables ressort à 4,96 dollars au deuxième trimestre, quand le consensus des analystes de FactSet anticipait 4,49 dollars.

La banque américaine JPMorgan Chase a annoncé mardi des résultats meilleurs qu’attendu au deuxième trimestre, malgré un recul du bénéfice net de 17% du fait de gains exceptionnels sur la même période de l’année précédente.

Le bénéfice net par action à données comparables - valeur privilégiée par les marchés - ressort à 4,96 dollars quand le consensus des analystes de FactSet anticipait 4,49 dollars.

Entre avril et juin, le groupe a engrangé un chiffre d’affaires de 44,91 milliards de dollars, soit un recul de 11% sur un an, et le bénéfice net ressort à 14,99 milliards de dollars contre 18,15 milliards au deuxième trimestre de l’année précédente.

Le consensus avait tablé respectivement sur 43,90 milliards et 12,61 milliards.

Au deuxième trimestre 2024, JPMorgan avait notamment empoché un gain net de 7,9 milliards de dollars lié à la vente d’actions de l’émetteur de cartes de crédit Visa.

«Toutes nos lignes de métier ont réalisé de bonnes performances», a noté Jamie Dimon, patron de la banque, cité dans un communiqué, mentionnant la contrainte des clients à «naviguer dans des conditions de marchés volatiles au début du trimestre».

L’économie américaine «reste résiliente» mais des «risques importants persistent», a ajouté celui qui est considéré comme l’un des plus puissants dirigeants au monde.

Le directeur financier Jeremy Barnum a relevé auprès de journalistes que l’environnement restait «extrêmement dynamique sous de nombreux aspects et naviguer dans l’incertitude est devenu la norme pour nos clients et pour nous».

Incertitudes

«La finalisation de la réforme fiscale et la potentielle dérégulation sont positives pour les perspectives économiques cependant, des risques importants persistent», a-t-il asséné, citant en exemple «l’incertitude liée aux droits de douane et au commerce, l’aggravation des conditions géopolitiques, les déficits budgétaires élevés et le prix élevé des actifs».

Il a assuré préparer la banque pour affronter «un grand nombre de scénarios».

Vers 15H10 GMT, l’action JPMorgan cédait 0,57% à la Bourse de New York.

L’activité de banque d’investissements et banque d’affaires a commencé le trimestre «lentement avant de gagner en dynamisme à mesure que le sentiment du marché s’améliorait», a relevé M. Dimon, soulignant que les commissions dans la banque d’investissements avait progressé de 7%.

Dans la banque de détail, l’établissement a ouvert 500’000 comptes courants en net ce qui a entraîné un bond des encours de dépôts.

Enfin, dans la gestion d’actifs, les commissions ont augmenté de 10% et les flux nets d’actifs des clients ont atteint 80 milliards de dollars pour atteindre plus de 6400 milliards de dollars.

La banque a légèrement revu à la hausse ses prévisions de revenus nets d’intérêts (NII) - différence entre les intérêts perçus sur les opérations des clients et les intérêts versés aux épargnants et aux créanciers - pour l’ensemble de l’année à environ 95,5 milliards de dollars, contre 94,5 milliards à l’issue du premier trimestre.

Ils ont atteint 23,3 milliards au deuxième trimestre.

Le conseil d’administration de la plus grande banque américaine par la taille des actifs a décidé d’accroître, pour la seconde fois cette année, le dividende. Cela représente une hausse cumulée de 20% par rapport au quatrième trimestre 2024.

Il devrait être de 1,50 dollar au troisième trimestre, a indiqué M. Barnum.

Les actionnaires ont également récupéré 7 milliards de dollars grâce aux rachats de ses propres actions effectués par l’établissement.

Jamie Dimon a précisé que la banque disposait d’un «extraordinaire montant de liquidités» atteignant au total 1500 milliards de dollars.

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