Le «Jour de la libération» est arrivé

César Pérez Ruiz, Pictet Wealth Management

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Les marchés attendent l’annonce du 2 avril sur les droits de douane. La «Déclaration de printemps» britannique ne convainc pas. Un géant chinois de la technologie pointe le risque de bulle de l’IA aux Etats-Unis; vers un élargissement du marché.

Le président Trump a annoncé l’imposition de droits de douane de 25% sur les importations automobiles afin d’attirer les usines aux Etats-Unis, ce qui a renforcé les craintes d’une guerre commerciale mondiale et plombé les actions américaines. Ces taxes, qui pénalisent la croissance et attisent l’inflation, visent 500 milliards de dollars d’importations, soit 1,6% du PIB. 

Donald Trump a également menacé d’imposer des droits de douane «secondaires» à tout pays achetant du pétrole vénézuélien. Alors que cette politique inquiète de plus en plus les marchés et les ménages, la confiance des consommateurs a atteint en mars un plancher de quatre ans. 

Le S&P 500 a abandonné 1,5% sur la semaine (en dollars), tandis que le rendement du 10 ans gagnait 1 point de base à 4,26%. Parallèlement, le cours de l’or a atteint un record à 3086 dollars l’once et le cuivre s’est envolé vers de nouveaux sommets. De son côté, le Nasdaq à forte composante technologique a chuté de 2,6% (en dollars). 

Redoutant la formation d’une bulle, le président d’un géant chinois de la technologie a exprimé ses doutes face aux investissements massifs dans l’intelligence artificielle aux Etats-Unis. 

En Europe, la Suède ambitionne de porter ses dépenses de défense à 3,5% du PIB d’ici 2030 (2,4% actuellement), eu égard à l’incertitude qui entoure les relations transatlantiques. Au Royaume-Uni, la chancelière Reeves a présenté un ensemble de coupes budgétaires visant à assainir les finances publiques, mais sans convaincre. Le rendement des Gilts à 10 ans a augmenté.

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