Le pétrole remonte, l’attention portée sur les risques au Moyen-Orient

AWP/AFP

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Vers 12h10, le Brent s’apprécie de 1,36% à 101,95 dollars et le WTI affiche une augmentation de 0,66% à 90,03 dollars.

Les cours du pétrole sont en légère hausse mercredi à cause des menaces persistantes au Moyen-Orient, et en raison d’un délai plus long qu’attendu pour le déblocage de barils de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Vers 10H10 GMT (12H10 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, prenait 1,36% à 101,95 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, avançait de 0,66% à 90,03 dollars.

Au Moyen-Orient, il y a «un véritable bras de fer entre l’amélioration de l’offre en provenance de la région et les menaces persistantes qui pèsent sur cette offre», soulignent les analystes d’ING.

L’agence de sécurité maritime britannique UKMTO a déjà recensé une dizaine d’attaques de navires dans le détroit d’Ormuz ou dans la région en octobre.

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a affirmé mercredi lors d’une visite officielle à Athènes que «l’Iran avait perdu le contrôle intégral» du détroit d’Ormuz et que presque autant de pétrole qu’avant la guerre était désormais exporté en provenance du Moyen-Orient.

Mais pour le marché, il y a un «risque croissant que les niveaux actuellement élevés d’exportation ne puissent être maintenus», selon Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Le conflit entre les Houthis, qui contrôlent la capitale yéménite Sanaa et de vastes pans du pays, et le gouvernement reconnu par la communauté internationale et soutenu par Ryad, fait aussi craindre de nouvelles attaques sur les infrastructures énergétiques de l’Arabie saoudite.

Par ailleurs, les investisseurs attendent encore des informations sur le déblocage par l’AIE de 100 millions de barils de pétrole, dont l’annonce avait contribué à faire baisser les cours.

«On ne sait toujours pas quelle part des 100 millions de barils sera du diesel, quels pays contribueront ni quelle quantité représentera de véritables nouveaux barils», note M. Rasmussen.

«Si les modalités ne sont arrêtées qu’à la mi-octobre, il est probable que relativement peu de diesel parvienne sur le marché avant les élections de mi-mandat aux États-Unis», ajoute-t-il.

Or si les prix ne baissent pas assez en amont, le risque est que Donald Trump soit de nouveau tenté par une interdiction des exportations de gazole pour faire baisser les prix domestiques du diesel avant l’échéance des élections, juge l’analyste.

Une telle mesure ferait bondir les prix pour les pays importateurs.

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