Private Equity: investir pour soi, transmettre aux générations futures

Thibaut Mortelecq, Altaroc

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Aujourd’hui, le Private Equity devient pour les nouvelles générations ce que la pierre a été pour les précédentes: un actif de rapport et de transmission patrimoniale.

 

L'immobilier a longtemps incarné la valeur refuge par excellence, parce que son atout principal n'est pas seulement sa capacité à générer des revenus: c'est un actif tangible, que l'on peut voir, toucher, léguer. Mais la compression des rendements et l’alourdissement de la fiscalité conduisent aujourd’hui les entrepreneurs et les dirigeants investisseurs à rechercher d’autres solutions capables de remplir cette même fonction sur le long terme.

Le Private Equity trouve naturellement sa place dans cette évolution. Comme la pierre avant lui, il répond à cette exigence de durée et de transmission. Mais il va aussi plus loin en termes de sens: en prenant des participations dans des entreprises à fort potentiel, il accompagne leur transformation – gouvernance, stratégie, internationalisation – et permet à l’investisseur de capter une création de valeur largement inaccessible sur les marchés cotés.

Un autre parallèle entre les deux classes d’actifs mérite d'être souligné. Pendant des décennies, de nombreuses familles se sont constitué de véritables parcs immobiliers diversifiés en réinvestissant les revenus et la valorisation de leurs premiers biens dans de nouvelles acquisitions. Les investisseurs institutionnels appliquent exactement la même logique au Private Equity: les distributions des premiers millésimes financent les engagements des suivants, permettant ainsi de se construire progressivement un véritable «parc» de Private Equity. À terme, ces portefeuilles matures peuvent générer un flux de distributions suffisamment régulier pour financer une large part des engagements futurs, selon un modèle dont les grands fonds de pension ont fait la démonstration.

Investir sur le temps long exige aussi qu’on soit capable de maintenir le plus de capital possible au travail, afin de profiter pleinement de l'effet cumulatif de la création de valeur.

À mesure que ce patrimoine se développe, une question émerge: pour qui investit-on réellement? Pour soi bien sûr, mais souvent aussi pour ceux qui en hériteront. «Le Private Equity accompagne les projets de vie sur le temps long. Il n’est pas rare qu’un placement souscrit aujourd’hui continue de produire ses effets au bénéfice de la génération suivante. C’est cette réalité que nous résumons dans notre signature: Private Equity for generations», explique Thibaut Mortelecq, directeur du développement d’Altaroc.

Investir sur le temps long exige aussi qu’on soit capable de maintenir le plus de capital possible au travail, afin de profiter pleinement de l'effet cumulatif de la création de valeur. La force des intérêts composé est saisissante: à titre d’exemple, entre un investissement réalisé dans deux Millésimes successifs de Private Equity sans optimisation patrimoniale et un programme personnalisé intégrant les mécanismes de réinvestissement et d’optimisation, l’écart de performance peut atteindre 1 à 6 sur vingt ans, à performance d’investissement sous-jacente identique!

Au-delà du rendement, penser temps long c’est aussi essayer d’optimiser le capital transmis d’une génération à l’autre, notamment au moment de la transmission. Cette recherche d'efficacité conduit naturellement à élargir la réflexion au-delà du seul choix des actifs. En pratique, le cadre juridique, fiscal et successoral compte alors tout autant que les investissements eux-mêmes: une assurance-vie, un contrat de capitalisation ou une holding familiale n’emportent pas les mêmes conséquences en matière de détention, d’optimisation ou d’héritage. «Le Private Equity est un actif qui oblige à penser plus loin. La transmission n'est plus une réflexion qui intervient au moment de la succession. Elle se prépare dès la construction de la stratégie patrimoniale», souligne Thibaut Mortelecq.

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