Nikhil Rathi à la tête du régulateur de la finance britannique

AWP

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L’actuel directeur général de la Bourse de Londres va succéder à d’Andrew Bailey, devenu gouverneur de la Banque d’Angleterre.

Le patron du London Stock Exchange, Nikhil Rathi, va prendre cet automne la tête de l’autorité britannique de régulation financière (FCA) à la suite d’Andrew Bailey, devenu gouverneur de la Banque d’Angleterre.

M. Rathi avait pris en 2015 la fonction de directeur général de la Bourse de Londres, l’une des branches du groupe LSE - qui comprend aussi la Bourse de Milan ou des marchés dérivés et obligataires.

Auparavant, ce diplômé de l’université d’Oxford était en charge des services financiers au sein du Trésor britannique de 2009 à 2014 et secrétaire personnel du Premier ministre de 2005 à 2008.

«Je suis honoré d’avoir été nommé directeur général de la FCA et je compte m’appuyer sur l’héritage solide laissé par Andrew Bailey et Christopher Woolard» qui a assuré l’intérim, notamment pendant la crise du coronavirus, a déclaré M. Rathi.

«Pendant les années à venir nous allons créer ensemble une organisation plus diverse et soutenir la reprise avec une attention particulière aux consommateurs les plus fragiles, tout en adoptant les nouvelles technologies et prenant notre part de la lutte contre le changement climatique», entre autres, a-t-il énuméré.

Le mandat de M. Bailey à la FCA avait été terni par plusieurs scandales financiers, notamment la chute du fonds de l’ex-investisseur vedette Neil Woodford ou la faillite de London Capital & Finance, qui vendait des obligations à haut rendement mais qui se sont révélées très risquées.

Fin février, et alors que le régulateur a dû reconnaître la publication par erreur d’informations confidentielles de consommateurs, la militante Gina Miller, partisane d’une plus grande transparence dans la finance, avait publié un rapport au vitriol sur le bilan d’Andrew Bailey.

Elle a qualifié son mandat de «cocktail toxique de négligence, d’incompétence et d’indifférence» et «sous sa direction, des centaines de milliers de Britanniques ont perdu de l’argent».

M. Rathi quitte pour sa part un groupe London Stock Exchange en pleine fusion avec le groupe américain de données financières Refinitiv qu’il a acheté pour 27 milliards de dollars.

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