Accord-cadre: le PS propose de céder sur la citoyenneté de l’UE

AWP

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«Si on veut sauver l’accord, la recette est simple. Il faut lâcher sur la directive sur la citoyenneté de l’UE», avance le co-président du PS, Cédric Wermuth.

Rester ferme sur les mesures d’accompagnement tout en cédant sur la citoyenneté de l’UE: c’est ce que propose le PS pour débloquer la situation autour de l’accord-cadre avec l’Union européenne.

«Si on veut sauver l’accord, la recette est simple. Il faut lâcher sur la directive sur la citoyenneté de l’UE», avance le co-président du PS, Cédric Wermuth, dans une interiew publiée mercredi dans les journaux romands de Tamedia.

Et d’ajouter que, certes, cela va «nous coûter quelque chose» mais que «sur le fond, cette revendication de Bruxelles est légitime» car une personne qui travaille en Suisse doit être traitée équitablement, ce qui inclut l’aide sociale ou la protection sociale.

En ce qui concerne la protection des salaires, l’Argovien rappelle la position de son parti, qui n’a «pas bougé d’un millimètre»: les mesures d’accompagnement sont le fondement de la protection des salaires et de la libre circulation et il n’est pas question de les affaiblir. M. Wermuth assure que le PS soutient toujours l’accord et se battra pour qu’il soit «juste et qu’il ne bénéficie pas qu’au business».

Evaluer les alternatives

Interrogé sur la méfiance du PS, parti autrefois europhile, vis-à-vis de l’UE, le conseiller national souligne que «ce que nous combattons ici, c’est l’alliance entre les néolibéraux de Berne et de Bruxelles». Il ajoute que le PS continuera de «lutter pour une intégration européenne qui va au-delà des questions liées aux marchés». Et de préciser que pour le parti, «aucune option n’est taboue, y compris l’adhésion».

La situation actuelle sur l’accord-cadre est bloquée et la proposition de son parti de céder sur la citoyenneté européenne tout en se montrant ferme sur les mesures d’accompagnement est «le dernier moyen de trouver un accord équitable et équilibré», juge Cédric Wermuth.

S’il est conscient qu’un échec aura des conséquences difficiles, il se montre convaincu que «les intérêts des deux côtés sont suffisamment grands pour qu’on se remette ensuite à discuter». Et d’exhorter à «évaluer sérieusement les alternatives».

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