Euronext développe des produits ESG

Salima Barragan

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Selon Euronext, la demande d’investissements durables n’a jamais été aussi forte qu’au cours du premier trimestre 2020.

Personne n’échappe à l’ESG. Pas même les places boursières comme Euronext qui met la finance durable au cœur de sa stratégie «Let’s Grow Together 2022». Lors d’une conférence de presse, la société qui fédère les bourses d’Amsterdam, Bruxelles, Dublin, Lisbonne, Oslo et Paris, a annoncé le lancement de plusieurs produits qui s’alignent sur les objectifs de développement durable des Nations-Unis afin de répondre à la demande croissante des investisseurs.

  • L’indice «Euronext ESG 80» reprend les critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance de la finance responsable. Via les contrats futures proposés sur cet indice, les investisseurs sont exposés aux 80 grandes entreprises de la zone euro à la pointe de la transition vers une économie bas carbone. Actif depuis avril mais officiellement lancé mercredi, l’indice est composé de valeurs dont les capitalisations boursières sont suffisamment importantes pour assurer une bonne liquidité. Selon une méthodologie développée par son partenaire Vigeo-Eiris, 20 % des sociétés les moins performantes sur la gouvernance et le social sont exclues dans un premier filtre, ensuite sont retirées toutes celles aux prises avec des controverses. Enfin, celles impliquées dans le charbon, le tabac, les armes controversées comme les mines antipersonnel sont soustraites. L’indice qui sera révisé annuellement compte par exemple des groupes tels qu’Air Liquide, Danone, Heineken, Nokia, Kering, Unilever ou encore Deutsche Telekom.
  • La création d’un catalogue de 231 obligations ESG (dont 22 ont été émises depuis la crise du Covid-19) conformes aux standards de durabilité de l’industrie. Les émetteurs comprennent des Etats et collectivités locales comme des entreprises privée, Euronext met aussi l’accent sur les obligations bleu (Blue Bonds) en ligne avec l’UNGC Blue bond reference Paper. Ces obligations qui promeuvent la durabilité des océans et des fonds marins, portent sur des projets variés allant du shipping et de l’énergie à la biotechnologie marine.
  • Un service aux émetteurs pour les accompagner dans leur transition ESG, du reporting à la communication.

Enfin, la composition de l’indice «Low Carbon 100  Europe», créé en 2008, a aussi été révisée et alignée sur les préceptes fixés par l’Accord de Paris pour réduire les émissions de CO2.

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