Une stratégie d’investissement de long terme

Nicolette de Joncaire

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«Le résultat des élections américaines ne modifiera pas en substance la stratégie d’investissement de Vontobel» estime Zeno Staub.


Gianpiero Galasso et Zeno Staub

Satisfait du fort afflux d’argent frais enregistré sur les neuf premiers mois de l’année (9% sur une base annualisée), le CEO de Vontobel, Zeno Staub, exposait au cours d’une conférence de presse aux médias romands mercredi, quelques points clés.

Maison d’investissement «pure play»

La décision d’orienter Vontobel exclusivement vers la gestion active de l’investissement se confirme aujourd’hui comme opportune. En arrière-plan, des taux bas (et donc un rendement nul de l’épargne traditionnelle), un fossé des pensions qui se creuse toujours davantage et une gestion passive «pas toujours au rendez-vous des attentes». En conséquence, la demande en conseil d’investissement s’intensifie: plus de 80% des affaires de Vontobel sont générées par des services de conseil. Si la croissance des encours sur les 6 premiers mois est restée limitée, elle a décollé au troisième trimestre, rattrapant, voire devançant, celle de ses concurrents. Les indicateurs sont au vert, y compris le cost income ratio (non communiqué). Malgré la crise économique, la situation reste solide, favorisée par un fort potentiel du côté de la digitalisation. «Préserver notre business dans un monde virtuel nous est plus facile qu’il ne l’est à d’autres» notait Zeno Staub. Même si l’approche reste hybride et si l’intervention humaine demeure indispensable dans le rapport avec le client, l’effort consenti en matière d’automatisation porte ses fruits dans cette période particulièrement difficile de distanciation sociale et de ralentissement économique. En conséquence, Vontobel maintient ses objectifs 2020 et son plan à 2030.

élections américaines

Interrogé sur l’impact des élections américaines sur la stratégie d’investissement de la banque, Zeno Staub estimait que l’effet en serait très limité car «Vontobel investit à long terme». Ses portefeuilles devraient rester relativement insensibles aux soubresauts contextuels. 

Les volumes d’Asset Management ont cru de près de 5% en Romandie.
Du côté de la Suisse romande

L’expansion en Suisse romande est en ligne avec celle de l'ensemble des activités. Malgré la pandémie et les mesures sanitaires, l’apport d’argent frais net au Wealth Management pour les dix premiers mois de 2020 se monte à 6% des avoirs sous gestion. Les volumes d’Asset Management ont cru de près de 5% en Romandie. La collaboration avec les gérants de fortune indépendants se montre également  porteuse. L’on-boarding digital de la clientèle et la souplesse des services a permis une bonne adaptation à la situation hors-norme. «Quant à la gestion active, elle continue d’avoir des effets probants sur les portefeuilles» expliquait Gianpiero Galasso, responsable du marché romand. A noter, Genève compte aujourd’hui 56 collaborateurs et Lausanne plus d’une douzaine. Dès décembre, les équipes romandes vont intégrer de nouvelles recrues en provenance d’une banque dont le nom ne peut encore être cité. L’équipe dédiée au Moyen-Orient sera également étoffée. Cette expansion ne nécessitera pas de changement de bureaux. Ceux de la rue du Rhône restent adéquats.

Croissance organique

En matière d’acquisitions, Zeno Staub estime «avoir déjà fait beaucoup» et se veut conservateur. L’intégration de Notenstein La Roche a porté ses fruits et Vontobel estime être «là où elle voulait se trouver». Avec une palette déjà bien diversifiée, place donc à la croissance organique … même si la porte reste ouverte aux opportunités.

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