Un nouvel indice montre que la Suisse reste un marché de premier plan pour la gestion de fortune

Communiqué, Avaloq

2 minutes de lecture

«L’Avaloq Wealth Management Index confirme la solidité de la place financière suisse. La fiabilité réglementaire, la maturité du marché financier et la stabilité macroéconomique sont des avantages pour les gestionnaires de fortune en Suisse», explique Christian Haux.

La Suisse reste l’un des marchés les plus attrayants au monde pour la gestion de fortune. L’Avaloq Wealth Management Index, publié pour la première fois, montre que la Suisse compte parmi les marchés les plus solides, notamment en ce qui concerne l’environnement réglementaire, les conditions-cadres macroéconomiques et la maturité de son marché financier. Parallèlement, l’indice souligne l’importance croissante de la technologie, de l’adoption numérique et de l’accès à de nouvelles générations d’investisseurs pour l’attractivité à long terme des marchés de la gestion de fortune.

La Suisse reste l’un des principaux pôles mondiaux de la gestion de fortune. C’est ce que montre le Wealth Management Index d’Avaloq, publié pour la première fois, qui compare quinze marchés internationaux dans cinq catégories à l’aide de plus de 60 indicateurs. Au classement général, la Suisse occupe la cinquième place derrière Singapour, les Etats-Unis, les Emirats arabes unis et Hong Kong.

Les atouts de la Suisse en tant que centre de gestion de fortune sont particulièrement évidents dans trois des cinq catégories étudiées. En ce qui concerne les conditions-cadres macroéconomiques, elle fait partie du groupe de tête: un pouvoir d’achat élevé, des conditions-cadres économiques stables et de fortes entrées nettes d’investissements directs étrangers constituent une base solide pour la gestion de fortune. En ce qui concerne la maturité des marchés financiers, la Suisse occupe également une position de premier plan, soutenue par une forte inclusion financière et un large accès aux services financiers. En outre, la Suisse s’en sort particulièrement bien au niveau de l’environnement réglementaire. Avec Singapour, Hong Kong, le Luxembourg, les Emirats arabes unis et le Royaume-Uni, elle est l’un des marchés disposant du cadre réglementaire le plus clair et le plus stable pour les activités de gestion de fortune.

Différentes forces caractérisent les marchés leaders de la gestion de fortune

Les résultats montrent qu’il n’existe pas de modèle unique de réussite dans la gestion de fortune. Les marchés leaders se caractérisent par différentes combinaisons de points forts – de la stabilité réglementaire à la maturité des marchés financiers en passant par la numérisation et la dynamique démographique.

Singapour obtient la note globale la plus élevée de l’indice. La comparaison avec la cité-Etat montre où la Suisse doit encore progresser malgré sa situation de départ solide. Alors que les deux marchés atteignent les meilleures valeurs en matière de réglementation et de conditions macroéconomiques, leurs résultats sont nettement plus éloignés dans les catégories orientées vers l’avenir.

C’est particulièrement vrai dans le domaine de la technologie et de l’adoption numérique. Cette catégorie évalue dans quelle mesure l’environnement numérique d’un marché contribue à la fourniture efficace de services modernes de gestion de fortune. L’écart est particulièrement important en matière de sécurité des systèmes et dans l'utilisation quotidienne des outils numériques par la population.

Bien que la Suisse atteigne de solides valeurs en matière de compétences numériques et de maturité technologique, les conditions sont moins favorables à la mise à l’échelle numérique des offres de gestion de fortune par des moyens numériques.

Des différences significatives apparaissent également au niveau des facteurs démographiques. Avec les Etats-Unis et les Emirats arabes unis, Singapour fait partie des principaux marchés dans cette catégorie d’évaluation. L’indice prend en compte non seulement les indicateurs démographiques classiques tels que l’âge et l’urbanisation, mais aussi des facteurs tels que le patrimoine investissable disponible, le comportement des ménages en matière de dépenses et de planification, l’intérêt pour les sujets financiers et l’interaction numérique avec les contenus financiers. Dans cette catégorie, la Suisse se situe dans la moyenne des marchés analysés.

La technologie comme facteur d’avenir central

En résumé, l’Avaloq Wealth Management Index présente un tableau contrasté pour la Suisse. D’une part, la place financière dispose toujours de solides conditions structurelles: la combinaison de stabilité réglementaire, de maturité élevée des marchés financiers et de robustesse macroéconomique permet à la Suisse de se positionner également à l’avenir comme l’un des centres de gestion de fortune les plus attrayants au monde. D'autre part, l'indice souligne que l'attractivité à long terme d'un marché de la gestion de fortune est de plus en plus influencée par des facteurs tels que la numérisation et l'évolution démographique. Pour les établissements suisses, il sera décisif de combiner leurs atouts traditionnels avec des compétences numériques et une compréhension claire de l’évolution des besoins des clients. 

Illustration: comparaison des principaux marchés de la gestion de fortune


Source: Avaloq Wealth Management Index. Les valeurs ont été normalisées sur une échelle de 0 à 100 et sont présentées par ordre décroissant.

Christian Haux, Managing Director pour la Suisse et le Liechtenstein chez Avaloq, commente: «L’indice confirme la solidité exceptionnelle de la place financière suisse. La fiabilité réglementaire, la maturité du marché financier et la stabilité macroéconomique sont et restent des avantages majeurs pour les gestionnaires de fortune en Suisse. La comparaison avec d’autres marchés leaders montre également l’importance des compétences numériques, des nouvelles formes d’approche de la clientèle et de l’accès à la prochaine génération de détenteurs de patrimoine. Pour les prestataires suisses, il sera donc primordial de faire évoluer leurs atouts historiques vers l’avenir numérique de la gestion de fortune.»

A lire aussi...