Tout ce qui brille n'est pas or - Week Ahead de Allianz Global Investors

Ann-Katrin Petersen, Allianz Global Investors

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L'or profite en fait des coûts d'opportunité négatifs de la détention d'or. A court terme, le métal jaune semble suracheté.

Il y a huit ans, le 6 septembre 2011, l'or a atteint son plus haut niveau historique à environ 1'920 dollars l'once. Après la normalisation de la politique monétaire vers le milieu de la décennie, le métal jaune s'est surtout négocié entre 1'050 et 1'350 dollars avant que le prix ne dépasse le seuil de 1'500 dollars à l'été 2011. 

Il y a de bonnes raisons de penser que le prix de l'or pourrait continuer à augmenter à moyen terme. Les banques centrales du monde entier (à quelques exceptions près, comme la Norges Bank) sont revenues à l'assouplissement monétaire, ce qui entraînera des pressions à la baisse persistantes sur les rendements obligataires. Jeudi, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé un vaste programme d'assouplissement qui prévoit une réduction de 10 points de base du taux des dépôts et le renouvellement mensuel de 20 milliards d'euros des achats nets d'actifs. Les taux d'intérêt sont tombés sous zéro non seulement en termes réels (c'est-à-dire corrigés de l'inflation), mais aussi en termes nominaux. L'or, une monnaie dont le rendement est de 0%, profite en fait des coûts d'opportunité négatifs de la détention d'or. Cependant, à court terme, l'or semble suracheté.

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