Qu'attendre de la réunion de la BCE?

Arthur Jurus, Landolt & Cie

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Le message de la BCE restera prudent en raison d’une reprise poussive de l'activité, du retard dans la campagne vaccinale et d’une stimulation budgétaire moins forte en Europe que dans le reste du monde.

Nous n’attendons aucun changement sur les taux ou le niveau des rachats nets d’actifs. Le pic d’inflation du second trimestre, proche de 2%, et le rebond limité des taux obligataires depuis le début d'année, proche de 30 points de base, devraient mener les taux réels à diminuer, ce qui ne justifierait pas une hausse des rachats d’actifs.

Le message de la BCE restera prudent en raison d’une reprise poussive de l'activité, du retard dans la campagne vaccinale et d’une stimulation budgétaire moins forte en Europe que dans le reste du monde. Les prévisions de croissance devraient rester inchangées à 4% en 2021. Les attentes d’inflation pourraient être revues en hausse en raison de l’augmentation du prix du baril de pétrole initialement attendu à 44 dollars et actuellement à 70 dollars.

La BCE achète actuellement 80 milliards d’euros par mois contre un engagement de 100 milliards. L’institution pourrait puiser dans cette enveloppe de 20 milliards en cas de tensions sur le marché obligataire. Ces tensions seraient observables par une hausse de la fragmentation financière mesurée par l’écart entre le taux allemand et italien. Aucune tension sur ce indicateur n’est observée depuis le début d’année.

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