Les marchés face à des signaux contrastés

Michaël Nizard, Edmond de Rothschild Asset Management

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Malgré des points de blocage persistants entre l’Iran et les USA, la réouverture du détroit d’Ormuz et la levée des sanctions sur le pétrole iranien ont ramené les prix du brut vers leurs niveaux d’avant-guerre.

Malgré de nouvelles tensions, des négociations ont débuté en Suisse le week-end dernier entre l’Iran et les États-Unis. Le détroit d’Ormuz a été rouvert et Washington a levé les sanctions sur le pétrole iranien. Si des points de blocage subsistent, en particulier sur le contrôle du détroit d’Ormuz et le programme nucléaire, l’entame des discussions a permis aux prix du pétrole de poursuivre leur repli et de revenir progressivement vers leurs niveaux d’avant-conflit.

La publication des indicateurs avancés PMI a confirmé la bonne tenue de l’économie américaine, de même que la révision à la hausse de la croissance du PIB du premier trimestre. En zone euro, avec l’atténuation des tensions géopolitiques, les indicateurs rebondissent légèrement mais restent sur des niveaux reflétant une situation économique dégradée avec un PMI Composite à 49,5 après 48,5, le mois précédent, et une hausse de la composante service de 47,7 à 48,9.

Aux États-Unis, l’inflation «PCE» s’établit à 4,1% en mai sur un an, en ligne avec les attentes. Cette hausse de l’inflation s’explique en partie par la progression des prix de l’énergie due au conflit au Moyen-Orient. Une partie des pressions inflationnistes devrait donc se réduire dans les prochaines semaines. L’inflation sous-jacente PCE s’établit à 3,4% sur la même période, soutenue par les prix des services hors logement alors que le prix des biens reflue légèrement.  

Associées à la baisse du prix du pétrole, ces données ont permis aux taux américains de baisser sur la semaine. Cela n’a cependant pas soutenu les actions qui sont en retrait, largement pénalisées par les valeurs de technologie qui avaient le plus progressé. Ainsi, les indices asiatiques, plus particulièrement l’indice coréen Kospi ont été très volatils sur la semaine.

Au Royaume-Uni, l’attention était centrée sur l’environnement politique. Le premier ministre Keir Starmer a démissionné en début de semaine. Andy Burnham se situe parmi les favoris pour lui succéder, après sa large victoire à la législative partielle. Mais l’incertitude reste présente sur l’orientation de la politique budgétaire du nouveau gouvernement.

Dans cet environnement, nous continuons de privilégier les actions, principalement américaines, qui bénéficient de fondamentaux économiques solides et de perspectives bénéficiaires positives. Notre vue sur la duration est actuellement neutre avec un positionnement plus restrictif des banques centrales. Nous sommes passés négatifs sur le dollar après le rebond observé ces derniers jours. 

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