L’Europe est confrontée à une vague de chaleur exceptionnelle, suite à un récent «dôme de chaleur» qui a entraîné des températures record, des coupures d’électricité et de nombreux décès. Sous l’effet des courants atmosphériques, l’air chaud reste piégé durant plusieurs jours, prolongeant ainsi l’exposition à la chaleur.
Ces chocs exercent déjà une pression sur les systèmes de santé existants. Certaines études montrent que les hospitalisations d’urgence augmentent généralement de 3,6% à 8% au moment des vagues de chaleur, en raison de pics soudains de cas aigus liés à la santé cardiopulmonaire, rénale et mentale.
La France, l’Espagne et l’Italie ont été les plus durement touchées jusqu’à présent. La France a enregistré mercredi la journée de juin la plus chaude jamais observée, avec une moyenne nationale de 29,8°C, certaines régions dépassant les 44°C. Le pays a fait état d’au moins 50 décès liés à la canicule, parmi lesquels des enfants en bas âge et des personnes âgées. Le Royaume-Uni a également émis des alertes «rouge» canicule, les températures devant battre des records de juin établis de longue date. La vague de chaleur qui a fait souffrir l’Espagne, la France et le Royaume-Uni pendant plusieurs jours devrait se déplacer vers l’est, les météorologues allemands et tchèques mettant en garde contre des conditions extrêmes.
Les autorités sanitaires soulignent que la chaleur extrême touche tout le monde, mais que les risques les plus graves pèsent sur les groupes vulnérables. Les personnes âgées sont particulièrement exposées, car leur capacité à réguler leur température corporelle a tendance à diminuer, tandis que les très jeunes enfants sont plus sujets à la déshydratation et au stress thermique.
A long terme, une exposition répétée à une chaleur extrême est susceptible d’aggraver les maladies chroniques sous-jacentes, d’influencer l’évolution future de l’état de santé et d’exercer une pression soutenue sur les systèmes de santé. Cette tendance devrait persister, soulignant la nécessité d’adapter les systèmes de santé et de renforcer leur résilience. Parallèlement, elle met en évidence l’importance croissante pour chacun d’adopter un mode de vie plus sain afin d’atténuer les risques sanitaires à long terme.