La garde haute

Olivier de Berranger, La Financière de l'Echiquier

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Au cœur de la stratégie monétaire, la «garde» tente de restaurer des conditions monétaires accommodantes.

Dans le combat que mène l’économie européenne face au coronavirus, le rapport de force semble s’inverser. Après un premier round où elle s’est retrouvée non loin du K.O., c’est la garde haute que l’économie aborde la suite.

Le combat ne pouvait pas commencer de pire manière. C’est le souffle court et l’esprit groggy que l’économie européenne a affronté l’un des plus grands chocs sanitaires de son histoire.

L’impréparation et le manque de coordination face à un adversaire méconnu ont été dans un premier temps criants. Une fois l’ouragan de ce premier round passé, le confinement lui a permis de reprendre ses esprits et d’élaborer une stratégie capable d’inverser le rapport de force. Cette stratégie de soutien sans conditions de l’autorité monétaire et de mesures budgétaires nationales ambitieuses s’accompagne à présent d’une solidarité renforcée entre les Nations.

Au cœur de la stratégie monétaire, la «garde» tente de restaurer des conditions monétaires accommodantes. Les mesures budgétaires permettront d’esquiver les coups portés par l’adversaire et donc de limiter les dégâts sur les organes vitaux, à savoir les ménages et les entreprises. Enfin, une équipe plus soudée et plus solidaire est parée contre les attaques.

C’est donc avec une confiance restaurée que l’économie européenne aborde la suite du combat. La reprise qui se dessine s’annonce sous de meilleurs hospices : les ventes au détail rebondissent, la confiance des entreprises et des ménages se renforce, la diffusion de l’épidémie semble sous contrôle. Le combat s’annonce long mais le rapport de force a déjà basculé, à la faveur de l’économie européenne.

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