BCE: statu quo en juillet, hausse attendue en septembre

Ulrike Kastens, DWS

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La banque centrale ne s’attend pas actuellement à des effets de second tour significatifs liés à la hausse des salaires.

Après la hausse des taux d’intérêt en juin, la BCE a maintenu aujourd’hui ses taux directeurs inchangés, tout en laissant la porte grande ouverte à une nouvelle hausse du taux de dépôt en septembre. Les risques pesant sur l’inflation future restent orientés à la hausse, d’autant plus que l’impact inflationniste total du choc énergétique sur l’inflation n’a pas encore été pleinement ressenti. Toutefois, la banque centrale ne s’attend pas actuellement à des effets de second tour significatifs liés à la hausse des salaires. De plus, la plupart des indicateurs d’anticipations d’inflation se maintiennent autour de 2%, ce qui est conforme à l’objectif d’inflation de la BCE.

Bien que la décision de maintenir les taux d’intérêt inchangés ait été prise à l’unanimité, certains membres du Conseil des gouverneurs de la BCE avaient envisagé une hausse des taux. Interrogée à ce sujet, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a souligné qu’il ne fallait pas y voir un engagement préalable en faveur d’une hausse des taux en septembre. Elle a noté qu’un large éventail de données économiques et d’inflation sera publié d’ici là, ce qui permettra d’avoir une vision plus claire des perspectives économiques et inflationnistes. Néanmoins, la volatilité actuelle des prix de l’énergie souligne la nécessité de rester vigilant face aux risques d’inflation. Sur la base des nouvelles projections des services de la BCE, nous anticipons donc une nouvelle hausse des taux à 2,50% en septembre.

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