Si les marchés se polarisent à juste titre sur le conflit au Moyen-Orient, le crédit privé fait aussi la une de l’actualité. Les investisseurs s’inquiètent des bouleversements liés à l’IA dans les portefeuilles dominés par les éditeurs de logiciels et des répercussions de la baisse des taux de base sur les rendements, d’autant que les redressements pourraient être plus fragiles dans les entreprises au modèle peu capitalistique (asset-light). Cependant, la situation globale est plus équilibrée que les récents gros titres le laissent penser: les taux de défaillance restent bas, les indicateurs de difficultés se sont stabilisés et les prêts non productifs sont proches des moyennes historiques. Les rendements élevés au départ et l’ancienneté dans la structure du capital devraient assurer une protection, tandis que la diversification en termes de gestionnaires et sur différentes années d'investissement demeure indispensable pour réduire les risques idiosyncratiques.

