WEF 2019: plaidoyers optimistes pour l’économie chinoise

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«La Chine ralentit mais ce ne sera pas un désastre», a assuré Fang Xinghai, vice-président de la Commission de régulation boursière chinoise.

Après la publication lundi d’une croissance annuelle de la Chine au plus bas depuis près de trente ans, les participants du Forum économique mondial de Davos ne croient pas pour autant à la sortie de route de la deuxième économie mondiale.

«La Chine ralentit mais ce ne sera pas un désastre», a assuré Fang Xinghai, vice-président de la Commission de régulation boursière chinoise, lors d’un débat dans la station de ski des Alpes suisses.

Le Premier ministre chinois soulignait déjà la semaine dernière que l’économie, qui a tout de même crû de 6,6% en 2018, n’allait pas «tomber à pic».

Pour Fang Xinghai, le fonctionnement même de l’Etat chinois, très centralisé, permet plus aisément de soutenir l’économie.

«La Chine a pu éviter la crise financière pendant 40 ans. Nous avons une gestion du risque très verticale», privilégiant les décisions venues d’en haut et imposées à tous les acteurs, a-t-il déclaré.

L’argument est jugé convaincant par les experts qui arpentent cette semaine le centre des congrès de Davos, avec quelque 3.000 hauts responsables politiques, grands patrons et activistes.

«Il y a deux ans, la Chine était encore considérée comme une bombe financière à retardement. Le ralentissement que nous voyons ces derniers temps est simplement le résultat d’une stratégie de désendettement très efficace du gouvernement», a assuré Jin Keyu, professeure à la London School of Economics.

La réduction de la dette est l’un des principaux défis de la Chine, qui a emprunté en masse pour financer des infrastructures dédiées en particulier aux exportations.

Nariman Behravesh, chef économiste pour la société IHS Markit, se demande pourquoi la Chine concentre toutes les inquiétudes: «Je ne sais pas bien pourquoi on ne s’intéresse pas autant à l’Europe. D’une certaine façon, il y a autant de risques dans cette région».

Le Fonds monétaire international (FMI) a d’ailleurs nettement révisé en baisse lundi sa révision de croissance en zone euro cette année, pour cause notamment de coup de frein prononcé en Allemagne.

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