USA: déficit commercial nettement amoindri en avril

AWP

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Le déficit des biens et services est tombé à 68,9 milliards de dollars, un peu plus qu’attendu, reculant de 8,2%, avec des importations en baisse de 1,4% et des exportations en hausse de 1,1%.

Une demande intérieure moins forte combinée à la persistance de tensions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales ont contribué à un ralentissement des importations aux Etats-Unis en avril, avec pour effet une forte réduction du déficit commercial de la première économie du monde.

Le déficit des biens et services des Etats-Unis avec le reste du monde est tombé à 68,9 milliards de dollars soit un peu plus qu’attendu (68,6 milliards), reculant de 8,2%, avec des importations en baisse de 1,4% à 273,9 milliards de dollars et des exportations en hausse de 1,1% à 205 milliards.

Cette baisse intervient après des déficits record enregistrés en février et mars. Pour mars, qui a été marqué par le versement de chèques à des millions d’Américains pour doper les dépenses de consommation, le département du Commerce a même révisé les données en hausse, à 75,02 milliards contre 74,4 milliards annoncé précédemment.

En avril, les Américains ont été moins friands de biens de consommation, de produits textiles, de jouets et de biens sportifs venant de l’étranger.

Les importations de voitures, de pièces détachées automobiles et de moteurs ont également baissé mais ce secteur, a, lui, pâti de la pénurie mondiale de semi-conducteurs qui ralentit la production.

En revanche, les Américains ont davantage importé de téléphones portables.

Les Etats-Unis ont parallèlement exporté plus de biens d’équipement, d’avions civils ou encore de produits pétroliers.

Pour les seuls biens et par zone géographique, le déficit s’est réduit de près de 18% avec la Chine et de 5,8% avec l’UE. Mais il s’est creusé avec le Mexique (+14,3%).

Services à la traîne

«A mesure que les distorsions liées à la pandémie vont se dissiper, les importations et les exportations de biens se rééquilibreront», a réagi Rubeela Farooqi, économiste en chef chez HFE dans une note.

Pour le moment, les flux commerciaux, en particulier ceux du secteur des services, sont toujours perturbés par la pandémie. Les importations comme les exportations de services ont ainsi enregistré des hausses modérées depuis le début de l’année.

En particulier, les exportations de voyages n’ont pas encore véritablement repris en raison du maintien des frontières fermées avec de nombreux pays notamment d’Europe.

Pour Mahir Rasheed, économiste chez Oxford Economics, le mois d’avril ne reflète toutefois pas la tendance annuelle. Il s’attend à ce que le déficit commercial se creuse davantage dans les mois à venir avec une consommation soutenue aux Etats-Unis précédant le rebond économique mondial.

Pour l’heure, «la demande intérieure rebondit dans un contexte de réouverture et d’amélioration rapide de la situation sanitaire, tandis que la croissance de la demande extérieure reprend à un rythme plus lent», a-t-il ainsi résumé.

La Banque mondiale a publié mardi ses nouvelles prévisions pour l’économie mondiale, tablant sur un rebond de 5,6%, le plus fort enregistré au cours des 80 dernières années.

L’institution de Washington prévoit que le volume du commerce international augmente de 8,3%, effaçant ainsi intégralement la chute de 8,3% enregistrée l’an passé quand la pandémie mondiale avait arrêté net les échanges commerciaux et les voyages dans le monde.

La demande des Etats-Unis, première économie du monde, est cruciale pour les pays émergents.

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