USA: amélioration surprise de la confiance des consommateurs

AWP

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L’indice de l’Université du Michigan s’est établi pour début mai à 73,7 points, soit une hausse de 1,9 point.

La confiance des consommateurs s’est améliorée début mai aux Etats-Unis, les ménages ayant reçu des aides gouvernementales pour faire face à l’impact économique de la pandémie de Covid-19, selon l’estimation préliminaire de l’enquête de l’Université du Michigan publiée vendredi.

L’indice s’est établi pour début mai à 73,7 points, soit une hausse de 1,9 point.

Pour autant, la composante de l’indice mesurant les attentes des ménages pour les prochains mois est à son plus bas niveau en près de six ans (67,7 contre 70,1 en avril), souligne l’enquête.

«Les chèques ont amélioré les finances des consommateurs et (...) stimulé leurs attitudes d’achat», a expliqué Richard Curtin, le chef économiste chargé de cette enquête bimensuelle

Il souligne toutefois que «les perspectives financières personnelles pour l’année à venir ont continué de s’affaiblir, tombant au plus bas niveau en près de six ans».

L’économiste ajoute que les baisses ont été «particulièrement marquées» chez les ménages aux revenus élevés.

Ce n’est pas de bon augure pour la consommation, moteur traditionnel de la croissance aux Etats-Unis.

En mars, le Congrès américain avait approuvé un plan de relance titanesque de 2.200 milliards de dollars («Cares Act»), ensuite promulgué par Donald Trump.

Il comprenait notamment la distribution de chèques aux Américains allant jusqu’à 1.200 dollars par personne selon les revenus.

Un deuxième plan d’aide de près de 500 milliards de dollars a complété le plan initial fin avril.

Ce texte, surnommé «Cares 2», comprend de nouveaux paiements directs aux Américains, allant cette fois jusqu’à 6.000 dollars par foyer.

Du coup, la composante mesurant la confiance des ménages sur la conjoncture actuelle s’est hissée à 83 points début mai contre 74,3 en avril.

Lors de cette enquête, les consommateurs ont été interrogés sur leurs principales préoccupations au sujet de la pandémie: était-ce la menace pour leur santé, l’isolement social requis ou l’impact sur les finances familiales?

La menace pour la santé a dominé au cours des deux mois, citée par 61% des personnes interrogées en avril et 57% en mai.

Ceux qui ont cité des dommages à leurs finances comme leur principale préoccupation sont tombés à 17% en mai, contre 22% le mois précédent, fait en outre apparaître l’enquête.

«Étonnamment, ce sont les plus grandes préoccupations au sujet de l’isolement social qui ont augmenté, citées comme étant la principale préoccupation de 21% en mai contre 14% en avril», a souligné Michel Curtin.

«Bien que ces changements aient été assez faibles, ils indiquent les coûts croissants de l’isolement social et son potentiel de changer d’opinion sur la réouverture de l’économie», conclut-il.

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