Prévision de croissance fortement relevée par UBS

AWP

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Les économistes d’UBS ont relevé leur prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) pour 2018 à 2,4%, contre +1,8% auparavant. Pour 2019, ils tablent sur une progression de 1,9%.

L’économie suisse profitera cette année d’une conjoncture très robuste dans la zone euro et de la dépréciation du franc face à l’euro, selon les économistes d’UBS. Ces derniers ont relevé jeudi soir leur prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) pour 2018 à 2,4%, contre +1,8% auparavant. Pour 2019, ils tablent sur une progression de 1,9%.

Ces prévisions sont publiées au lendemain des chiffres du PIB suisse au quatrième trimestre, dont la croissance a dépassé la moyenne. Les investissements dans la construction ont notamment soutenu l’économie helvétique, alors que la consommation privée a progressé modestement.

La croissance de 2,4% attendue pour 2018 s’explique par des facteurs techniques, affirment les spécialistes dans un commentaire. La forte dynamique conjoncturelle au deuxième semestre 2017 va conduire à un «excédent statistique» pour l’année en cours.

Les organisations sportives internationales établies en Suisse vont également contribuer au PIB. Cela est dû à la multiplication des grandes compétitions – Jeux olympiques et Coupe du monde de football en premier lieu – et les recettes tirées des droits de diffusion et de licence qui vont en découler.

L’économie «réelle» apportera également sa pierre à l’édifice, dopée par un regain de vigueur de l’économie mondiale, selon UBS. Les secteurs d’exportation suisses vont en profiter, d’autant plus dans un contexte d’affaiblissement du franc.

La devise helvétique devraient encore se relâcher grâce à la normalisation attendue des politiques monétaires aux Etats-Unis et en zone euro. La banque aux trois clés prédit un euro à 1,22 franc et une paire USD/CHF stable.

La consommation devrait s’améliorer sur le long terme, grâce à une érosion du chômage.

La dynamique positive se poursuivra en 2019, toutefois à un niveau moins élevé, concluent les économistes.