Pétrole: Ryad veut augmenter ses exportations à 10 millions de bpj

AWP

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L’Arabie saoudite va ajouter à ses exportations actuelles 250.000 bpj en utilisant du gaz pour sa consommation domestique.

L’Arabie saoudite a annoncé mardi vouloir accroître ses exportations de pétrole à plus de 10 millions de barils par jour (bpj), sur fond de guerre des prix avec la Russie.

Le royaume, plus grand exportateur d’or noir, va ajouter à ses exportations actuelles 250.000 bpj en utilisant du gaz pour sa consommation domestique.

«L’Arabie saoudite utilisera le gaz produit par le gisement de Fadhili afin de remplacer environ 250.000 bpj pour la consommation intérieure», a indiqué un porte-parole du ministère saoudien de l’Energie dans un communiqué.

Cela «permettra au royaume d’augmenter ses exportations de pétrole brut pour les prochains mois afin d’aller au-delà de 10» millions de bpj, a-t-il ajouté.

Il n’a pas précisé la façon dont le gaz pallierait l’absence de ces barils.

Le gisement gazier de Fadhili, filiale du géant saoudien pétrolier Aramco, produit actuellement 1,5 milliard de mètres cubes de gaz par jour.

Sa production doit atteindre 2,5 milliards de mètres cubes de gaz par jour d’ici quelques mois, selon Aramco, ce qui aurait pour effet d’amener la production totale de l’Arabie saoudite à 12,2 milliards de mètres cubes de gaz par jour.

Le 10 mars, Ryad avait annoncé envisager d’augmenter sa capacité de production de pétrole d’un million de bpj, pour la porter à 12,3 millions, contre 9,7 actuellement.

Lundi, Amin Nasser, PDG d’Aramco, a affirmé que son entreprise consacrerait 300.000 bpj, puisé dans ses vastes réserves, pour atteindre cet objectif.

Ces annonces interviennent alors que l’Arabie saoudite, chef de file de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), fait pression pour que la Russie -- deuxième producteur mondial mais non membre de l’Opep -- accepte une réduction de la production mondiale de brut afin de compenser une baisse de la demande provoquée par le Covid-19.

Depuis le refus de Moscou, Ryad a procédé à la plus forte baisse de ses prix en 20 ans, s’efforçant de capter des parts de marché de Moscou et déclenchant un séisme sur les marchés financiers.

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