Le yen en berne malgré la hausse de taux de la Banque du Japon

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Vers 21h, la monnaie nippone chute de 1,28% par rapport à la devise américaine, à 157,54 yens pour un dollar, effaçant ainsi tous ses gains des quatre dernières semaines.

Le yen dévisse vendredi, plombé par le flou sur le futur de la politique monétaire au Japon malgré un deuxième resserrement de l’année qui place les taux à un plus haut depuis 30 ans.

La Banque du Japon (BoJ) a relevé vendredi son taux directeur au plus haut niveau depuis 1995, à 0,75%, une décision largement attendue face à une inflation tenace dans l’archipel et la faiblesse chronique du yen.

«Mais les commentaires prudents du gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, lors de sa conférence de presse sur les perspectives de taux ont pesé sur le yen», notent les analystes de Scotiabank.

De futures hausses de taux «dépendront des conditions économiques et financières et des prix, et nous prendrons des décisions appropriées en examinant les perspectives et les risques pour l’économie et les prix à chaque réunion de politique monétaire», a dit vendredi M. Ueda.

Pour Derek Halpenny, de MUFG, le marché a eu «le sentiment d’un manque d’urgence» sur un plus ample resserrement monétaire.

En conséquence, vers 19H55 GMT, la monnaie nippone chutait de 1,28% par rapport à la devise américaine, à 157,54 yens pour un dollar, effaçant ainsi tous ses gains des quatre dernières semaines.

La devise «n’est pas loin de son plus bas niveau par rapport au dollar depuis janvier», ajoutent les analystes de Monex USA.

Le billet vert, pour sa part, restait stable face à l’euro, à 1,1722.

Il «se montre étonnamment résistant en cette fin de semaine, malgré une série de données américaines accommodantes ces derniers temps», juge George Vessey, de Coursera.

Le ralentissement de l’inflation au mois de novembre, selon l’indice des prix à la consommation publié jeudi, a été perçu par le marché boursier comme donnant à la Réserve fédérale (Fed) une plus ample marge de manoeuvre pour baisser les taux d’intérêt à l’avenir.

Mais les cambistes se sont concentrés sur l’hypothèse que les données aient pu être altérées en raison de la paralysie budgétaire aux Etats-Unis, qui a suspendu le travail des services statistiques officiels du 1er octobre au 12 novembre.

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