Le dollar recule avant les chiffres de l’emploi américain

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Vers 20h10, le billet vert se replie de 0,82% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1914 dollar pour un euro, et de 0,56% face à la devise britannique, à 1,3686 dollar pour une livre.

Le dollar perd de la vitesse lundi, alors que le marché redoute d’accueillir des données sur l’emploi aux Etats-Unis moins bonnes qu’initialement anticipées.

Vers 19H10 GMT, le billet vert se repliait de 0,82% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1914 dollar pour un euro, et de 0,56% face à la devise britannique, à 1,3686 dollar pour une livre.

«Il semble que les cambistes se débarrassent du dollar en prévision d’un rapport décevant sur le marché du travail», a résumé auprès de l’AFP Adam Button, analyste de ForexLive.

Les chiffres officiels de l’emploi américain pour le mois de janvier - dont la publication a été décalée de quelques jours après une brève paralysie budgétaire aux Etats-Unis - seront publiés mercredi.

«Je pense qu’il faut s’attendre à des chiffres (...) légèrement inférieurs», a déclaré Kevin Hassett, principal conseiller économique de Donald Trump, sur CNBC lundi.

Il n’y voit toutefois pas péril en la demeure, préférant mettre en avant la vigueur de la croissance et les gains de productivité.

Pour les opérateurs, la fragilité du marché du travail américain augmente la probabilité que la Réserve fédérale (Fed) baisse ses taux d’intérêt pendant l’année.

Les marchés «tablent sur une baisse des taux d’un demi-point d’ici la fin de l’année», a rapporté Elias Haddad, analyste de Brown Brothers Harriman.

Un assouplissement monétaire est de nature à plomber la monnaie d’une économie, d’où le repli du dollar.

La devise européenne prenait aussi 0,28% contre la livre, à 87,05 pence pour un euro.

La monnaie britannique pâtit des révisions de prévisions par les investisseurs. Ceux-ci attendent désormais une baisse des taux de la Banque d’Angleterre dès le mois de mars.

La livre est aussi lestée par les remous politiques dans le pays.

Le premier ministre Keir Starmer affronte une crise de confiance et d’autorité inédite pour avoir nommé Peter Mandelson ambassadeur aux Etats-Unis, alors qu’il avait connaissance de ses liens avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. Son chef de cabinet Morgan McSweeney a démissionné dimanche.

Si M. Starmer venait à quitter son poste à son tour, le marché anticipe que son «remplaçant serait plus à gauche, ce qui impliquerait des dépenses plus élevées et une moindre rigueur budgétaire», pesant sur la livre, a expliqué Neil Wilson, analyste de Saxo Markets.

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