Le dollar monte encore, l’inflation américaine inquiète

AWP

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Peu avant 21h, le dollar gagnait 0,50% face à l’euro, à 1,1855 dollar pour un euro, après être monté jusqu’à 1,1915 dollar, un plus haut depuis fin novembre.

Le dollar a atteint lundi son plus haut en trois mois face à plusieurs autres devises alors que les craintes inflationnistes s’accentuent sur le marché avec le feu vert du Sénat américain sur un plan géant de relance.

Vers 19H50 GMT (20H50 à Paris), le dollar gagnait 0,50% face à l’euro, à 1,1855 dollar pour un euro, après être monté jusqu’à 1,1915 dollar, un plus haut depuis fin novembre.

Le dollar index, qui compare le billet vert aux autres grandes devises, évoluait lui aussi à ses plus hauts en un peu plus de trois mois.

Le Sénat américain a approuvé samedi le plan de 1’900 milliards de dollars voulu par Joe Biden pour relancer la première économie mondiale, frappée par la pandémie.

Le chef de file des démocrates à la Chambre des représentants, Steny Hoyer, a indiqué que le texte serait examiné mardi par la chambre basse, avant un dernier vote. Majoritaires, les démocrates devraient l’approuver rapidement pour que Joe Biden puisse le promulguer d’ici le 14 mars, avant la suspension prévue du versement d’allocations chômage.

Alors que les dernières données sur l’emploi américain publiées vendredi étaient meilleures que prévu, certains participants du marché commencent à s’inquiéter d’une possible surchauffe de l’économie américaine à venir, qui conduirait à une montée de l’inflation.

«La perspective d’une hausse soudaine de l’inflation effraie les investisseurs, qui vendent des obligations», ce qui augmente les taux sur le marché obligataire et rend le dollar plus attractif, explique Ricardo Evangelista, analyste chez ActivTrades.

«La Banque centrale américaine (Fed) pourrait être forcée d’agir pour contrer l’inflation en resserrant sa politique monétaire, ce qui profiterait au dollar», ajoutent les analystes de OFX.

Pour l’instant, le patron de la Fed, Jerome Powell, continue d’assurer que le plein emploi visé par l’institution est encore loin et qu’une hausse des taux directeurs n’est pas d’actualité.

«Le marché continue de penser que la Fed va remonter ses taux sur les deux prochaines années plus vite que ce que l’institution indique», notent cependant les analystes de Deutsche Bank.

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