Le dollar à l’équilibre au premier jour de la réunion de la Fed

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Vers 11h20, la devise américaine grignote à peine 0,01% à la monnaie unique européenne, à 1,1367 dollar pour un euro.

Le dollar stagne, malgré la retombée des prix de l’énergie, car les investisseurs n’excluent pas une hausse de taux de la Réserve fédérale (Fed), qui entame mardi sa réunion de deux jours.

Les prix du pétrole ont connu une forte correction ces derniers jours, déclenchée par la suspension des frappes militaires réciproques entre les Etats-Unis et l’Iran, entraînant avec eux le billet vert, devise dans laquelle l’or noir se négocie.

Mais «le dollar a rapidement effacé les pertes enregistrées en début de semaine», car «les opérateurs du marché restent prudents face au risque d’un ton offensif de la Fed (sur ses taux, ndlr), ce qui continue de renforcer le dollar à court terme», commente Lee Hardman, analyste chez MUFG.

Vers 09h20 GMT (11h20 à Paris), le Dollar index - qui compare le billet vert à un panier d’autres grandes monnaies - s’affichait quasiment à l’équilibre, à 101,527 points, mais se rapprochait de son plus haut depuis mai 2025, atteint fin juin.

La devise américaine grignotait à peine 0,01% à la monnaie unique européenne, à 1,1367 dollar pour un euro.

Depuis décembre, les taux directeurs américains sont fixés entre 3,50% et 3,75%.

Les investisseurs attribuent toujours une probabilité d’un tiers à ce que la Fed les remonte mercredi, bien qu’il misent en majorité sur un statu quo, selon l’outil de veille du CME, FedWatch.

«La situation est pratiquement sur le fil du rasoir», constate Padhraic Garvey, analyste chez ING, selon qui «la logique plaidant pour l’absence de changement repose en partie sur l’apaisement des chiffres d’inflation de juin» aux Etats-Unis.

Le nouveau président de la banque centrale américaine, Kevin Warsh, a posé comme principe de ne donner aucune indication sur la trajectoire possible de la politique monétaire.

C’est pourquoi «certains s’attendent à ce qu’il procède à une hausse de taux seulement partiellement intégrée par le marché, afin de renforcer l’idée que la Fed ne s’appuie plus sur l’usage de la +forward guidance+» qui consiste à prévenir les acteurs économiques de ses intentions, «mais cherche plutôt à affermir sa crédibilité», rapporte Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote.

Les analystes s’attendent aussi à ce que la Banque d’Angleterre (BoE) et la Banque du Japon (BoJ) laissent leurs taux respectifs inchangés cette semaine.

De son côté, le bitcoin relâchait 2,35% à 63’375,29 dollars, après avoir progressé la veille, plombé par la perspective de taux d’intérêt plus élevés, qui diminuent l’attrait pour les cryptomonnaies.

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