Le dollar retombe avec les prix du pétrole, dans l’espoir d’une désescalade

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Vers 11h20 à Paris, le billet vert perdait 0,24% face à la monnaie unique européenne, à 1,1398 dollar pour un euro, et 0,14% face à la devise japonaise, à 163,59 yens pour un dollar.

Le dollar baisse lundi, suivant la tendance des prix du pétrole en l’absence de nouvelles frappes américaines en Iran au cours du week-end, qui laisse espérer un retour aux négociations entre les deux belligérants.

Depuis vendredi soir, les Etats-Unis se sont retenus de mener de nouvelles attaques contre la République islamique, l’ambassadeur américain à l’ONU assurant que Donald Trump voulait laisser une chance à la diplomatie.

De son côté, Téhéran n’a revendiqué aucune attaque contre ses voisins du Golfe alliés de Washington. Ces deux dernières semaines avaient pourtant vu un regain des hostilités au Moyen-Orient sans précédent depuis le cessez-le-feu conclu en avril.

«Ce calme soudain, après deux semaines d’attaques, nourrit l’espoir d’un retour à la diplomatie», a commenté Kathleen Brooks, analyste de XTB.

En conséquence, les marchés financiers ont connu un «revirement majeur», a-t-elle constaté.

Après avoir bondi au-delà de 100 dollars en fin de semaine dernière, le baril de Brent, référence du brut, chutait lundi d’environ 8%, entraînant avec lui le dollar, devise dans laquelle il est libellé.

Vers 09h20 GMT (11h20 à Paris), le billet vert perdait 0,24% face à la monnaie unique européenne, à 1,1398 dollar pour un euro, et 0,14% face à la devise japonaise, à 163,59 yens pour un dollar.

La monnaie américaine avait aussi profité plus tôt durant la guerre de la perspective que la Réserve fédérale (Fed) rehausse ses taux pour lutter contre l’inflation engendrée par la flambée des prix de l’énergie.

Les investisseurs s’attendent à ce que la Fed, à l’issue de deux jours de session à huis clos, mardi et mercredi, laisse ses taux directeurs inchangés, entre 3,50% et 3,75%, niveau auquel ils sont figés depuis décembre, selon l’outil de veille CME FedWatch.

«Vendredi, le marché avait intégré une probabilité plus élevée de voir la Fed commencer à relever ses taux dès cette semaine», en réaction à la montée des tensions, «mais cela est retombé (...) après les développements positifs au Moyen-Orient ce week-end», a expliqué Lee Hardman, analyste de MUFG.

Les analystes s’attendent aussi à un statu quo de la Banque d’Angleterre (BoE) et de la Banque du Japon (BoJ), qui doivent rendre leurs décisions respectivement jeudi et vendredi.

Plusieurs indicateurs d’inflation et sur l’emploi américain seront aussi scrutés par le marché jeudi.

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