La livre grimpe, les craintes d’un Brexit sans accord s’estompent

AWP

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Vers 11h30, la livre gagnait 0,76% face au billet vert, à 1,3013 dollar.

La livre britannique montait face à l’euro et au dollar lundi, soutenue par des propos du ministre d’Etat britannique Michael Gove qui a assuré dimanche espérer un accord sur le Brexit.

Vers 09h30 GMT (11h30 HEC), la livre gagnait 0,76% face au billet vert, à 1,3013 dollar.

Alors que le Royaume-Uni et l’Union européenne ont jusqu’à la fin de l’année pour trouver un accord, les propos chocs de Boris Johnson vendredi avaient dans un premier temps affaibli la livre.

Le Premier ministre britannique avait déclaré à la télévision que le Royaume-Uni «devait se préparer» à un échec des négociations commerciales post-Brexit sauf «changement fondamental» de la position européenne.

Mais avant même la fin de la séance, la livre s’était ressaisie.

«Le marché des changes dit tout simplement qu’il ne faut pas le croire, que cela pourrait n’être qu’une stratégie pour essayer d’obtenir des concessions de l’UE», résume Hussein Sayed, analyste chez FXTM.

«J’espère toujours que nous aurons un accord», a déclaré dimanche le ministre d’Etat Michael Gove, renforçant l’optimisme des cambistes.

«Les marchés financiers se positionnent actuellement sur une probabilité d’un Brexit dur à 0%», qui aurait un effet désastreux sur l’économie du Royaume-Uni et de l’UE, ajoute Jeffrey Halley, analyste chez Oanda.

L’euro, quant à lui, se renforçait face au billet vert (+0,30% à 1,1753 dollar pour un euro).

«Les investisseurs vont sûrement examiner à la loupe les déclarations des membres de la Banque centrale européenne», a commenté Esther Reichelt, analyste chez Commerzbank.

«S’il faut faire plus, nous ferons plus», a assuré dimanche la présidente de la BCE, Christine Lagarde.

«Ce qui compte, c’est de savoir si plus veut dire simplement renforcer le programme de rachat d’actifs, ou baisser à nouveau les taux d’intérêts», précise Esther Reichelt, qui juge que la deuxième option serait un «coup dur» pour l’euro.

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