La BCE attentive à la réponse budgétaire pour ajuster son stimulus

AWP

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La dernière réunion de la BCE a évoqué l’inquiétude face au risque que «la zone euro, ou du moins certains pays, connaissent une récession à double creux» émane de.

Les obstacles rencontrés par le plan de relance européen risquent de compliquer la tâche de la Banque centrale européenne (BCE) qui souhaitait, lors de sa dernière réunion, attendre le lancement de ce programme stratégique pour ajuster sa politique monétaire, selon le compte-rendu publié jeudi.

Depuis mi-novembre, les vetos hongrois et polonais bloquent l’adoption du plan de relance de l’UE de 750 milliards d’euros, élaboré par les Vingt-Sept en juillet, pour affronter le choc de la pandémie.

Pour l’aider dans sa prise de décision, la BCE disait attendre «de plus amples informations sur les réponses de la politique budgétaire dans la zone euro», indiquent les minutes de la réunion du conseil des gouverneurs mi-octobre.

L’institution de Francfort souhaitait aussi disposer de «nouvelles projections» économiques et de perspectives «plus claires sur la dynamique de la pandémie et les perspectives d’un vaccin» contre le COVID-19.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, avait appelé jeudi dernier à la mise en place «sans délai» du plan de relance de l’UE.

Les vetos de la Hongrie et la Pologne sont «simplement irresponsables», a déclaré mercredi Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.

Lors de sa réunion d’octobre, la BCE avait signifié qu’elle se préparait à muscler, d’ici la fin de l’année, ses mesures de soutien à l’économie.

Les échanges entre les participants témoignent de leur inquiétude face au risque que «la zone euro, ou du moins certains pays, connaissent une récession à double creux» après celle du printemps liée à la première vague de la pandémie de COVID-19, suivie d’un rebond durant l’été.

La situation sanitaire s’est dégradée cet automne créant les conditions d’une nouvelle dégradation de l’activité économique.

Pour l’heure, la politique monétaire, en maintenant les conditions de financement au plus bas et en déversant des milliards de liquidités sur les marchés «facilite l’expansion budgétaire» des Etats, les deux volets budgétaire et monétaire «fonctionnant +main dans la main+», souligne le document.

Le programme d’urgence face à la pandémie (PEPP), lancé en mars par la BCE et désormais fort de 1’350 milliards d’euros, de même que les vagues de prêts géants ciblés aux banques (TLTRO), ont été les principaux outils du soutien de la BCE.

Le compte-rendu de la réunion d’octobre ne donne toutefois pas d’indications précises sur les instruments qui pourraient être utilisés pour renforcer le soutien en décembre.

Les économistes s’attendent à une nouvelle rallonge des rachats de dette dans le cadre du «PEPP» ainsi que des prêts bon marché accordés aux banques pour soutenir le crédit aux entreprises et ménages.

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