Geberit déçoit sur six mois et précise ses visées sur l’année

AWP

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L’industriel de Rapperswil-Jona a engrangé sur les six premiers mois de l’année un chiffre d’affaires de 1,67 milliard de francs, en hausse de 1,6% sur un an ou de 3,9% calculé en monnaies locales.

L’équipementier de sanitaires Geberit plafonne à 4% son ambition de croissance pour l’année en cours, au sortir d’un premier semestre moins fructueux qu’escompté et alors que l’objectif à moyen terme s’inscrit entre 4 et 6%. Le groupe saint-gallois resserre par ailleurs son objectif de rentabilité à 29%, pile au milieu du corridor de 28 à 30% visé sur la durée.

L’industriel de Rapperswil-Jona a engrangé sur les six premiers mois de l’année un chiffre d’affaires de 1,67 milliard de francs, en hausse de 1,6% sur un an ou de 3,9% calculé en monnaies locales.

Si la contribution de l’important marché allemand a progressé de près de 6%, les débouchés du groupe en Suisse (-2,5%) et dans l’est du Vieux continent (-2,8%) ont subi une contraction. Pénalisée par les turpitudes du secteur de la construction en Chine, la zone Extrême-Orient/Pacifique a accusé un repli de près de 5%.

La marge brute opérationnelle (Ebitda) s’est érodée d’une septantaine de points de base (pb) à 30,9%, pour un résultat afférent en recul de 0,8% à 514 millions. Le bénéfice net a fondu de 3,1% à 339 millions, énumère un compte-rendu diffusé mercredi.

Le consensus compilé par l’agence AWP prévoyait un chiffre d’affaires de 1,68 milliard, à la faveur d’une croissance en monnaies locales de 4,3%. La marge Ebitda était attendue à 31,1%, pour un résultat afférent de 523 millions. Le bénéfice net devait avoisiner les 345 millions.

Restructuration en Allemagne

La fermeture annoncée en janvier de l’usine de céramique de Wesel, en Allemagne, a généré des coûts exceptionnels de 17 millions d’euros et pesé sur la marge Ebitda à hauteur de 60 pb, explique le groupe dans sa publication. La facture doit s’amenuiser à cinq millions en seconde moitié d’année, pour ne plus représenter que trois millions en 2026.

Le trésorier Tobias Knechtle a confirmé en téléconférence de presse escompter un allègement de la base de coûts de l’ordre de 10 millions à compter de 2027, du fait de la désaffection de Wesel.

La relative contre-performance sur six mois n’ébranle pas outre-mesure les analystes. Chez Berenberg, Patrick Laager mise notamment sur une poursuite du rétablissement au nord du Rhin, alimenté qui plus est par le pharaonique plan de relance allemand. L’exposition de l’industriel saint-gallois sur divers marchés émergents lui offre de surcroît des relais de croissance supplémentaires, poursuit l’expert.

Les investisseurs se montraient plus circonspects, envoyant à l’approche de midi l’action Geberit (-2,2% à 618,60 francs) en pénultième position d’un SMI en petite hausse de 0,09%.

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