L’an dernier, la Confédération a consacré à la recherche un montant sans précédent. Les dépenses ont augmenté d’un quart pour atteindre le chiffre record de 3,2 milliards de francs, a annoncé jeudi l’Office fédéral de la statistique (OFS).
La forte hausse des dépenses totales, de 644 millions de francs par rapport à l’année précédente, s’explique principalement par la reprise des contributions obligatoires annuelles versées à la Commission européenne au titre du programme «Horizon Europe». Ces versements ont été réintroduits suite à la réassociation de la Suisse à ce programme.
Parallèlement, la Confédération a continué en 2025 à verser des paiements directs pour les projets en cours qui avaient été mis en place à titre de mesure transitoire pendant la période de non-association entre 2021 et 2024.
La majeure partie des fonds fédéraux, soit 2,9 milliards de francs, a été versée sous forme de contributions aux instituts de recherche. Sur cette somme, un peu plus des deux tiers (68%) ont été alloués à des institutions nationales. Le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS) a par exemple perçu 1,2 milliard, soit 41% du total des contributions.
La Confédération a consacré 248 millions de francs supplémentaires à ses propres activités de recherche. Près des deux tiers de ces fonds ont été alloués à l’agriculture, domaine dans lequel opère l’institut de recherche Agroscope.
Par ailleurs, 56 millions de francs ont été alloués à des mandats de recherche confiés à des partenaires externes. La plus grande partie de cette somme (32%) a été consacrée à la défense nationale.
Moins de personnel
Malgré la hausse des dépenses, le nombre de personnes employées dans le secteur de la recherche de la Confédération a diminué. En 2025, on comptait 2219 personnes, contre 2355 en 2023. L’OFS justifie cette baisse par la diminution des mandats de recherche et par la hausse seulement modérée des dépenses de recherche propres.
Parmi les employés, 1363 exerçaient la profession de chercheur. La proportion de femmes parmi ces chercheurs hautement qualifiés a légèrement augmenté, d’un point de pourcentage, par rapport à l’enquête de l’année précédente, pour atteindre 42%.