Climat: Yellen plaide pour surveiller la résistance des groupes financiers

AWP

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«Je pense qu’il est important que les régulateurs évaluent les risques liés au changement climatique», a déclaré la secrétaire américaine au Trésor devant la commission bancaire du Sénat.

La secrétaire américaine au Trésor a souligné mercredi la nécessité de s’assurer que les institutions financières sont capables de résister «aux risques liés au changement climatique».

«Je pense qu’il est important que les régulateurs évaluent ces risques, à la fois pour les comprendre et pour aider les institutions elles-mêmes à comprendre et à gérer leurs risques», a déclaré Janet Yellen, lors d’une audition devant la commission bancaire du Sénat.

Le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, auditionné à ses côtés, a souligné pour sa part que la Fed n’avait pas de mandat particulier concernant le changement climatique.

«Nous en sommes aux premières étapes pour essayer de comprendre quelles sont les implications sur la stabilité financière (...) pour les institutions financières», a-t-il également déclaré tout en reconnaissant que les banques devaient «réfléchir à ces risques» pour pouvoir les gérer à long terme.

Jerome Powell et Janet Yellen avaient déjà été auditionnés mardi devant une commission de la Chambre des représentants.

Janet Yellen défend l’augmentation des réserves du FMI
La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen a défendu mercredi, devant le Sénat, le recours à une nouvelle émission de droits de tirages spéciaux (DTS) du FMI, le qualifiant «d’effort commun» pour aider les pays confrontés à la crise provoquée par la pandémie.
Le Fonds monétaire international veut augmenter ses réserves et capacités à prêter de 650 milliards de dollars à travers une nouvelle émission de DTS, l’instrument monétaire du FMI, a indiqué mardi soir sa directrice générale Kristalina Georgieva.
Mais certains sénateurs américains y sont opposés, rappelant que seul le Congrès a la prérogative d’accorder une aide en faveur d’un pays étranger.
«Il s’agit d’une manière extrêmement inefficace de fournir cette aide puisque l’argent va principalement aux pays du G20 qui n’en ont pas besoin», a jugé l’un d’entre eux mercredi au cours de l’audition de Mme Yellen.
«Je dirais que la crise actuelle augmente le besoin de réserves mondiales, et c’est ce que pense le FMI», a répondu Janet Yellen, soulignant que «l’économie mondiale a subi un effondrement très sévère en 2020».
Elle a ajouté que les pays émergents et en développement sont confrontés à des besoins de financement extérieur «considérables» et estimé que cette allocation «aidera les pays à répondre à ce besoin de réserves».
«C’est un effort commun», a-t-elle ajouté.
Elle a concédé que ce sont les pays riches qui «obtiendront des DTS». «C’est ainsi que cela fonctionne», a-t-elle commenté.
Mais, a-t-elle également relevé, de nombreux pays ont indiqué vouloir «recycler leurs DTS s’ils en recevaient soit sous la forme de prêts, soit de subventions aux pays à faibles revenus, de sorte que cela amplifiera l’impact de l’allocation de DTS en termes de ressources accordées aux pays à faibles revenus».
La proposition formelle de Kristalina Georgieva sera soumise d’ici juin au conseil d’administration du FMI.
Les ministres des Finances du G7, réunis vendredi dernier sous l’égide du Royaume-Uni, avaient déjà officiellement soutenu l’idée de renforcer les aides aux pays défavorisés fragilisés par la pandémie, par l’intermédiaire du FMI.
Cette nouvelle émission de DTS, des droits équivalant à des actifs pour fournir de la liquidité aux pays concernés, sera la première depuis 2009, juste après la crise financière qui a conduit à la grande récession.

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