Allemagne: le moral des investisseurs continue de remonter en février

AWP

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En s’établissant à -13,4 points, cet indicateur particulièrement instable a progressé de 1,6 point sur un mois.

Le moral des investisseurs allemands s’est amélioré en février pour le troisième mois d’affilée, après avoir atteint à l’automne son plus bas niveau depuis 2012 dans un contexte d’incertitudes internationales, selon le baromètre de l’institut ZEW publié mardi.

En s’établissant à -13,4 points, cet indicateur particulièrement instable a progressé de 1,6 point sur un mois, légèrement mieux que les attentes du consensus de Factset (-13,8 points).

L’appréciation de la situation conjoncturelle en Allemagne s’est elle à nouveau nettement détériorée, perdant 12,6 points sur un mois après s’être déjà effondrée en janvier.

L’indice ZEW navigue depuis des mois à un niveau très inférieur à sa moyenne à long terme, qui est de +22,4 points.

En territoire négatif depuis avril 2018, le baromètre mesurant les perspectives pour l’économie allemande suggère que celle-ci se trouve au coeur d’un ralentissement économique prolongé.

«Une correction rapide» favorable à la dynamique économique n’est d’ailleurs «pas attendue pour le moment», a commenté Achim Wambach, président du ZEW, cité dans un communiqué.

Il en veut pour preuve l’industrie manufacturière qui déçoit et le commerce extérieur ne donnant plus le coup de pouce habituel à l’économie.

Cela se ressent dans l’appréciation de la conjoncture, retombée à +15 points, soit une chute de près de 30 points en deux mois.

L’économie allemande s’est de fait tassée de -0,2% au troisième trimestre de 2018, par rapport aux trois mois précédents, et a stagné au dernier trimestre. Le pays a ainsi échappé d’un cheveu à une récession technique – deux trimestres de suite en recul.

La Banque fédérale allemande a elle estimé lundi que le ralentissement de l’économie en seconde partie d’année passée va se poursuivre au premier semestre 2019, mais elle ne prévoit pas qu’il «se transforme en récession», a-t-elle écrit dans son rapport mensuel.

L’Allemagne ne table plus que sur 1% de croissance cette année, après 1,4% en 2018 et 2,2% en 2017, selon la prévision du Ministère de l’économie publiée fin janvier.

L’essoufflement de l’économie mondiale, les tensions protectionnistes et le brouillard du Brexit sont des sources d’inquiétude pour une économie aussi sensible à l’export.

Pour les attentes concernant la conjoncture en zone euro, le baromètre ZEW a regagné 4,3 points après le tassement de 21 points en janvier. L’analyse de la situation actuelle s’est de nouveau tassée pour parvenir à -8,3 points, avec un recul marqué en Italie et un tassement en France.

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