Allemagne : le moral des investisseurs à son plus haut niveau depuis 2000

AWP

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Le baromètre ZEW, particulièrement instable, atteint 77,4 points, son plus haut niveau depuis mai 2000, en hausse de 5,9 points sur un mois.

Le moral des investisseurs allemands a poursuivi sa hausse en septembre, dans un contexte de reprise dans la première économie de la zone euro, après le choc de la pandémie, selon le baromètre ZEW publié mardi.

Cet indicateur, particulièrement instable, atteint 77,4 points, son plus haut niveau depuis mai 2000, en hausse de 5,9 points sur un mois.

Dans la zone euro, il monte à 73,9 points, en hausse de 9,9 points.

Il poursuit sa reprise entamée en avril, après avoir plongé à -49,5 en mars, plombé par la pandémie.

Ce score dépasse les attentes des experts cités par le fournisseur de services financiers Factset, qui tablaient sur une légère baisse à 70,0 points.

La composante du baromètre mesurant la situation économique actuelle est quant à elle en hausse de 15,1 points sur un mois, à -66,2 points.

Ce score «montre que les experts s’attendent toujours à une reprise sensible de l’économie allemande», malgré «les chiffres en hausse des contaminations de coronavirus», estime Achim Wambach, le président du ZEW.

L’économie allemande connaît une reprise économique, après avoir été plombée par la pandémie entre mars et juin, avec une chute historique de son PIB de 10% au second trimestre 2020.

Mais la propagation du virus et l’introduction de nouvelles restrictions dans certains pays européens, comme en France ou en Angleterre, pourraient plomber le moral des investisseurs à l’avenir.

Par ailleurs, en raison de la persistance de l’épidémie, «le processus de reprise s’est affaibli récemment», a affirmé lundi le ministère allemand de l’Economie dans son rapport mensuel de septembre.

La hausse de la production industrielle allemande a ainsi atteint seulement 1,2% en juillet sur un mois, après un bon de 27,9% en juin.

Berlin prévoit une chute de 5,8% de son produit intérieur brut sur toute l’année, et ne s’attend à un retour au niveau pré-Covid qu’en 2022.

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