Allemagne: le moral des consommateurs en berne à cause de l’emploi

AWP

1 minutes de lecture

L’indicateur du moral des ménages est attendu en baisse en juillet à 9,8 points, soit un recul pour le second mois d’affilée, après avoir affiché 10,1 points en juin et 10,2 points en mai.

Le moral des consommateurs allemands devrait continuer à s’assombrir en juillet, face à la crainte montante d’un retournement sur le marché du travail, selon le baromètre de l’institut GfK publié mercredi.

L’indicateur du moral des ménages est attendu en baisse en juillet à 9,8 points, soit un recul pour le second mois d’affilée, après avoir affiché 10,1 points en juin et 10,2 points en mai.

Ce tassement escompté intervient dans la lignée du baromètre de l’Ifo mesurant le moral des entrepreneurs allemands, qui a lui atteint en juin son plus bas niveau depuis novembre 2014.

Au sein de l’indicateur GfK, la composante mesurant les attentes sur l’évolution des revenus a dégringolé de 12,2 points en juin, à 45,5 points, son plus bas niveau depuis mars 2017.

Jusqu’à présent, la composante de l’indicateur qui mesure les attentes de revenus a bénéficié de l’excellente santé du marché du travail en Allemagne. Or «de plus en plus de voix évoquent la fin de ce boom», faisant que «la crainte de perdre son emploi a augmenté chez un certain nombre de salariés», explique le GfK dans un communiqué.

Les employés dans le secteur automobile semblent ici «en première ligne», explique l’institut. Outre les craintes liées aux tensions commerciales et au ralentissement économique mondial, cette industrie doit investir vers la mobilité électrique, synonyme de moins de main d’oeuvre productive à l’avenir.

En dépit d’attentes en baisse côté revenus, les ménages ont globalement plus envie de dépenser leur argent. La composante évaluant leurs intentions d’achat s’est élevée à 53,7 points en juin, progressant de 3,2 points, après un repli de 2,6 points le mois précédent.

En net recul depuis un an, les attentes en matière de conjoncture économique se sont elles stabilisées à un bas niveau (2,4 points), progressant de 0,7 point sur un mois.

La demande intérieure reste «un pilier important de l’économie allemande», mais pour que cela reste le cas, «il faut lever le plus rapidement possible l’incertitude autour de la sécurité de l’emploi, qui s’est également accrue en raison du conflit commercial avec les États-Unis», conclut l’institut.

A lire aussi...