Adecco a senti les effets du coronavirus au premier trimestre

AWP

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Au premier trimestre, le chiffre d’affaires a atteint 5,14 milliards d’euros, en déclin de 9% sur un an.

Le géant du travail intérimaire Adecco a enregistré un chiffre d’affaires en recul ainsi qu’une lourde perte, malmené par le coronavirus et un écart d’acquisition. Les mesures de fermetures et de confinement ont entraîné un recul de la demande de travailleurs temporaires.

Au premier trimestre, le chiffre d’affaires a atteint 5,14 milliards d’euros (soit 5,41 milliards de francs au cours actuel), en déclin de 9% sur un an, a fait savoir le groupe mardi. En mars, alors que plusieurs gouvernements imposaient des mesures de confinement face à la pandémie, les recettes du groupe se sont rétractées de 19%.

De nombreuses régions ont vu leur chiffre d’affaire baisser, à l’exception du Japon, de la péninsule ibérique et de l’Amérique latine. L’évolution organique ajustée des recettes s’est inscrite à -9% contre -2% un an plus tôt.

En France (-12% à 1,124 milliard d’euros), la baisse a eu lieu en raison des fermetures chez les clients en mars, en particulier dans les secteurs automobile, manufacturier et de la construction. En Amérique du Nord, au Royaume-Uni et en Irlande, tant les activités d’effectifs généraux que professionnels ont reculé.

En Allemagne, Autriche et Suisse, les revenus ont diminué de 13% à 424 millions d’euros. La baisse a été plus prononcée dans les deux premiers pays qu’en Suisse (-10%), là aussi à cause d’une plus faible demande des secteurs automobile et manufacturier.

Par segments d’activités, les recettes du personnel temporaire ont décliné de 10% à 4,375 milliards et celles des placements permanents de 5% à 137 millions. Les revenus issus de l’externalisation ont augmenté de 3% à 532 millions et ceux provenant des changements de carrière de 8% (95 millions).

Rachat d’actions mis sur pause

La perte a atteint 348 millions d’euros, contre un bénéfice net de 133 millions un an plus tôt. Elle est notamment imputable à un écart d’acquisition de 362 millions d’euros en Allemagne, Autriche et en Suisse «lié à la crise du Covid-19».

Sur le plan opérationnel, l’excédent brut d’exploitation (Ebita) a chuté de 38% à 136 millions d’euros. Les flux de trésorerie provenant des activités d’exploitation ont été sabrés de plus de la moitié à 69 millions d’euros, en raison du calendrier de paiements.

Le chiffre d’affaires dépasse le consensus AWP, mais se situe dans le haut de la fourchette des prévisions. L’Ebita dépasse aussi le consensus tandis que la perte nette n’avait pas été anticipée.

Le programme de rachat d’actions à hauteur de 600 millions d’euros, annoncé en février, est suspendu.

Les revenus d’avril ayant plongé de 40% sur un an, la direction s’attend à «deuxième trimestre difficile». En tout, 80% des employés travaillent depuis la maison.

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