Les marchés européens digèrent le recul surprise des prix à la production aux Etats-Unis

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Paris prend 0,15% et Milan 0,12%. Londres cède 0,19% et Francfort 0,36%. A Zurich, le SMI cède 0,52%.

Les Bourses mondiales évoluent sans direction claire mercredi, digérant sereinement le recul surprise de l’indice des prix à la production aux Etats-Unis, qui conforte les prévisions d’une baisse des taux imminente de la Réserve fédérale américaine (Fed).

A Wall Street, au lendemain de records en clôture pour les trois principaux indices boursiers américains, le S&P 500 (+0,46%) et le Nasdaq (+0,38%) poursuivaient leur séquence positive vers 15h50 GMT. Le Dow Jones cédait, lui, 0,44%.

En Europe, Paris a pris 0,15% et Milan 0,12%. Londres a cédé 0,19% et Francfort 0,36%. A Zurich, le SMI a cédé 0,52%.

L’indice des prix à la production a surpris mercredi aux Etats-Unis, en s’affichant en léger recul, après une forte augmentation un mois plus tôt, un résultat qui n’avait pas été anticipé par les analystes.

Sur un mois, l’indice des prix à la production (PPI) a reculé de 0,1% après avoir progressé de 0,7% en juillet, selon les données publiées par le ministère du Travail.

Les marchés anticipaient un ralentissement de l’inflation, mais pas un recul.

Ces données confortent les investisseurs dans leur anticipation d’une baisse des taux de la Fed lors de sa prochaine réunion les 18 et 19 septembre, afin de stimuler l’économie américaine qui donne des signes de ralentissement.

«Plus personne ne croit au statu quo. On ne voit pas ce qui va empêcher la Fed de mener une baisse des taux», explique à l’AFP David Kruk, responsable du trading de La Financière de l’Échiquier.

Mais les marchés «attendent maintenant de pied ferme les chiffres de l’inflation du côté des consommateurs», attendus jeudi, ajoute-t-il.

Une inflation contenue ou une baisse des prix permet de donner à une banque centrale davantage de marge de manoeuvre pour assouplir sa politique monétaire, car cette dernière peut avoir des effets inflationnistes.

Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à deux ans --l’échéance la plus sensible aux anticipations du marché de la politique monétaire de la Fed-- reculait à 3,52% vers 15h50 GMT, contre 3,56% à la clôture la veille.

La zone euro attend la BCE

En zone euro, les investisseurs sont tournés vers la Banque centrale européenne (BCE), à la veille de sa réunion de politique monétaire. L’institution devrait maintenir ses taux directeurs inchangés.

En Europe, l’emprunt allemand à dix ans était à 2,65%, le français s’établissait à 3,46% et l’italien 3,47%.

Sur le marché des devises, l’euro était stable (+0,07%) face au billet vert, à 1.1717 dollar.

Oracle décolle

Le titre Oracle s’envolait de 41,91% à 34,38 dollars à Wall Street vers 15h50 GMT, après que la spécialiste de l’informatique dématérialisée et de l’intelligence artificielle (IA) a annoncé que ses revenus cloud piloté par IA devraient atteindre 144 milliards de dollars d’ici 2030.

La maison mère de Primark plonge

Associated British Foods (ABF), maison mère de la chaine de vêtements à bas prix Primark, a plongé de 12,83% à 1'954 pence à Londres après des prévisions de résultat jugées décevantes par le marché.

La géopolitique de retour

La géopolitique revient sur le devant de la scène après que la Pologne a dénoncé mercredi un «acte d’agression» et annoncé avoir abattu des drones dans son espace aérien au cours d’une attaque russe contre l’Ukraine, une première pour ce pays membre de l’Otan.

L’incursion de drones dans le ciel polonais est un «vrai changement et nous devons avoir une réponse très forte» et montre que la Russie cherche à «tester notre unité», a estimé mercredi la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.

Dans ce contexte, les actions du secteur de l’armement en Allemagne ont été plébiscités: Rheinmetall (+3,29%), Renk (+2,00%) et Hensoldt (+1,82%). A Paris, Thales a pris 3,02%.

Les prix du pétrole montent: vers 15h50 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord prenait 1,32% à 67,27 dollars et celui du WTI américain 1,43% à 63,53 dollars.

L’once d’or, qui évolue à des sommets cette semaine, gagnait 0,56% à 3'647,04 dollars.

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