Les marchés européens dans le rouge, la dégradation sanitaire pèse

AWP

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Paris a cédé 0,56%, Francfort 0,24% et Londres 0,30%. Milan (-1,52%) a pâti de l’instabilité politique italienne.

Les Bourses européennes ont fini dans le rouge vendredi, la virulence de l’épidémie de coronavirus ayant entraîné des blocages sélectifs dans plusieurs économies européennes.

Paris a cédé 0,56%, Francfort 0,24% et Londres 0,30%. Milan (-1,52%) a pâti de l’instabilité politique italienne.

Au moment de la clôture européenne, Wall Street évoluait proche de l’équilibre.

«Les craintes de restrictions sanitaires élargies dictent la tendance du marché», affirme David Madden, analyste chez CMC Markets, évoquant «des craintes que l’UE ferme ses frontières intérieures et des rumeurs selon lesquelles elle pourrait interdire les voyageurs en provenance du Royaume-Uni». 

«Des prises de profits surviennent sur fond de craintes d’une recrudescence des cas de COVID un peu partout en Europe, et d’un impact sur l’économie et sur les perspectives de résultats des sociétés», observe Françoise Cespedes, gérante actions chez Aviva Investors France.

La configuration de marché penche vers «l’aversion au risque avec des valeurs cycliques et bancaires qui baissent» après leur fort rebond sur la fin de l’année, observe l’experte interrogée par l’AFP.

Les intervenants de marché, qui ont déjà intégré des espoirs de reprise dans les cours grâce au déploiement des vaccins, craignent que les conséquences économiques de la recrudescence de la pandémie n’entravent la croissance.

Face aux variants du coronavirus responsable du COVID-19 (britannique, sud-africain), plus contagieux, plusieurs pays ont déjà durci les restrictions ces derniers jours, comme l’Allemagne, les Pays-Bas et le Portugal.

«Le premier trimestre va s’inscrire en contraction dans la logique des mesures de blocage et l’évolution au second, dépendant directement des campagnes de vaccination, s’annonce médiocre», estime Gaspal Gestion, prévoyant «une sortie de crise étalée et non linéaire».

Sur le marché de la dette, les taux se tendaient, particulièrement sur le rendement à dix ans italien en raison de la crise politique du pays, creusant ainsi l’écart (ou «spread») entre le rendement des obligations à 10 ans allemandes et italiennes. 

Siemens grimpe 

Le titre du conglomérat industriel a crevé les plafonds (+7,27% à 132,80 euros). Le groupe munichois a annoncé jeudi soir des résultats meilleurs que prévu pour le premier trimestre de son exercice décalé 2020/2021, portés par ses branches numériques.

Next jette l’éponge Arcadia 

Le titre a régressé de 2,99% à 7.914,00 pence après que la chaîne d’habillement a décidé de se retirer du processus de reprise du groupe Arcadia, propriétaire de l’enseigne Topshop, après avoir fait une offre jugée moins intéressante que celle de concurrents, selon la presse britannique.

Les bancaires pèsent lourd 

Société Générale a perdu 0,30% à 16,34 euros et BNP Paribas 2,83% à 43,09 euros dans un contexte de tension sur le marché de la dette souveraine italienne provoquée par l’instabilité politique dans le pays.

Les indices en bref 

Paris - CAC 40: -0,56% à 5.559,57 points
Londres - FTSE 100: -0,30% à 6.695,07 points
Francfort - Dax: -0,24% à 13.873,97 points
Milan - FTSE MIB: -1,52% à 22.088,36 points
Madrid - IBEX 35: -1,06% à 8.036,40 points
Zurich - SMI: +0,16% à 10.930,81 points
Amsterdam - AEX: -0,50% à 660,53 points
Bruxelles - BEL 20: -0,74% à 3.743,25 points
Lisbonne - PSI 20: -0,30% à 5.040,63 points

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