Les Bourses en Asie en berne après un chiffre morose sur l’emploi américain

AWP

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A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a terminé en recul de 1,24% à 40.290,70 points, après avoir lâché plus de 2% à l’ouverture, et l’indice élargi Topix a clôturé en baisse de 1,10% à 2.916,20 points.

Les Bourses asiatiques se sont affichées en berne lundi, Tokyo chutant de plus de 2% en séance, minées par des chiffres de l’emploi aux Etats-Unis jugés particulièrement décevants et toujours affectées par l’annonce de fortes surtaxes douanières par Washington.

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a terminé en recul de 1,24% à 40.290,70 points, après avoir lâché plus de 2% à l’ouverture, et l’indice élargi Topix a clôturé en baisse de 1,10% à 2.916,20 points.

Les autres places ont eu des trajectoires mitigées: Séoul a grimpé de 0,91%, mais Sydney a fini à l’équilibre (+0,02%) et Taipei a cédé 0,24%. L’indice hongkongais Hang Seng gagnait en revanche 0,77% vers 06H30 GMT dans des échanges très volatils.

Les marchés d’Asie emboîtaient le pas aux reculs enregistrés vendredi aux Etats-Unis et en Europe, dans la foulée de chiffres de l’emploi aux Etats-Unis jugés particulièrement décevants.

En cause: la situation s’est dégradée en juillet, avec un taux de chômage en progression à 4,2%. Les créations d’emplois se sont établies à 73.000, et celles de mai et juin ont été fortement révisées à la baisse, à des niveaux plus vus depuis la pandémie de Covid-19.

Or, la faiblesse des données alimente l’inquiétude des investisseurs après le vigoureux rebond de Wall Street pendant trois mois consécutifs, et exacerbe les spéculations sur la capacité de l’économie américaine à résister à l’offensive douanière du président Donald Trump.

«Les marchés boursiers asiatiques ont ouvert la semaine en retrait, pris de court par une rare fragilité de l’armure en téflon de l’économie américaine (...) Le repli de Wall Street vendredi a semé la frousse dans tout le Pacifique», souligne Stephen Innes, de SPI Asset Management.

Autre facteur pesant sur le marché, selon lui: «les rumeurs selon lesquelles Trump nommerait bientôt son propre président au conseil d’administration de la Réserve fédérale américaine (Fed)... la trajectoire de la Fed pourrait changer, non à cause de l’inflation ou de la dynamique de croissance, mais parce que l’indépendance est menacée».

Enfin, le moral des investisseurs reste assombri par les fortes surtaxes douanières annoncées par Washington vendredi, même si ces dernières mettent un terme à une incertitude préjudiciable aux entreprises.

De façon générale, l’aversion au risque reste palpable. L’or, valeur refuge par excellence, s’est encore renforcé en début d’échanges asiatiques après s’être envolé vendredi.

De son côté, vers 06H30 GMT, la devise japonaise cédait 0,20% à 147,70 yens pour un dollar.

BYD dégringole, les ventes stagnent

Le constructeur automobile chinois BYD, champion de la voiture électrique, a vu son titre dégringoler de quelque 4% en début de séance à Hong Kong. Vers 06H30, il ne perdait plus que 1,70% mais restait sous pression.

La faible croissance mensuelle des ventes suscite des doutes sur sa capacité à atteindre son objectif annuel: ses ventes de véhicules en juillet représentent une maigre hausse de 0,6% sur un an, mais surtout une baisse de 10% par rapport à juin, sur fond de vents contraires en Chine où les constructeurs se livrent à une guerre des prix acérée.

Le pétrole terne, digère l’Opep et guette l’Inde

Le marché pétrolier digère une décision des pays producteurs d’or noir: poursuivant leur stratégie de reconquête des parts de marché, Ryad, Moscou et six autres producteurs de l’Opep+ ont, comme attendu, augmenté une nouvelle fois leurs quotas lors d’une réunion dimanche.

Après avoir entamé les échanges dans le rouge, les cours ont rapidement effacé leurs pertes. Vers 06H30 GMT, le baril de WTI américain gagnait 0,13% à 67,43 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 0,04% à 69,70 dollars.

«L’Opep+ n’a pas réservé de surprises (...) Nous pensons que le groupe en a terminé avec ses augmentations d’offre, alors que nous sortons de la période de forte demande estivale et que les stocks commencent à augmenter», commentent les analystes de ING.

Mais, préviennent-ils, «tout dépend cependant aussi de l’évolution des flux de pétrole russe, alors que l’administration Trump menace l’Inde de sanctions pour ses achats d’hydrocarbures russes».

«Si les Etats-Unis parviennent à cibler ces flux, le marché se resserrera considérablement et l’Opep+ devra exploiter encore davantage ses capacités de production excédentaires», estiment-ils.

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