Le pétrole prudent avant la réunion Opep+

AWP

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Le Brent valait 42,69 dollars vers 11h45 à Londres, en baisse de 0,56% par rapport à vendredi. A New York, le WTI abandonnait 0,56% à 40,65 dollars.

Les cours du pétrole étaient en légère baisse lundi, refroidis par des statistiques économiques mitigées en Chine, avant une réunion mensuelle des ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs alliés prévue plus tard dans la journée.

Vers 09h45 GMT (11h45 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 42,69 dollars à Londres, en baisse de 0,56% par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril américain de WTI pour novembre abandonnait 0,56% à 40,65 dollars.

Les données économiques publiées lundi par Pékin «ont déçu» les investisseurs, a réagi Avtar Sandu, analyste de Phillip Futures.

L’économie chinoise a connu au troisième trimestre un rebond de 4,9% sur un an, selon des statistiques officielles, une hausse légèrement inférieure aux prévisions d’un groupe d’analystes sondés par l’AFP (+5,2%) et éloignée du niveau atteint en 2019 (+6,1%), qui était déjà un plancher en trois décennies.

La santé économique de la Chine, «en tant que premier importateur mondial de pétrole brut, est capitale pour le marché», a rappelé M. Sandu.

Néanmoins, les prix du pétrole «se maintiennent encore assez bien compte tenu de toutes les mauvaises nouvelles», estimait de son côté Eugen Weinberg, de Commerzbank, qui pointe une situation globale «préoccupante, avec d’une part une faiblesse persistante de la demande et d’autre part une augmentation de la production» dans le monde.

Ce constat sera à l’agenda de la réunion des membres de l’Opep et leurs alliés, via l’accord Opep+, qui commence à 14H30 GMT (15H30 heure de Paris).

Si les analystes écartent pour le moment une évolution de leur stratégie à court terme, ils s’interrogent sur la prochaine marche de diminution des coupes prévue au 1er janvier prochain, la jugeant pour certains précipitée au vu de la reprise au ralenti de la demande.

Les ministres des vingt-trois pays se réunissent chaque mois par visioconférence depuis le début de la crise du Covid-19, pour évaluer ces données et la situation du marché.

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