Le pétrole poursuit sa marche en avant, nouveaux plus hauts depuis fin février

AWP

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Le Brent gagnait 0,20% à Londres par rapport à la clôture de la veille, à 54,41 dollars. Le WTI grimpait de son côté de 0,55% à 50,91 dollars.

Les prix du pétrole poursuivaient leur hausse jeudi et retrouvaient des sommets plus atteints depuis le début de la pandémie de Covid-19, soutenus par un offre contenue des membres de l’Opep+ et la perspective d’un plan de relance américain après la victoire des démocrates dans l’Etat de Géorgie.

Vers 10h40 GMT (11h40 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars gagnait 0,20% à Londres par rapport à la clôture de la veille, à 54,41 dollars, peu après avoir touché 54,90 dollars, un prix plus vu depuis le 26 février 2020.

Le baril américain de WTI pour le mois de février grimpait de son côté de 0,55% à 50,91 dollars après avoir atteint son plus haut depuis le 25 février à 51,28 dollars.

La hausse des deux cours de référence «se poursuit, bien qu’à un rythme plus lent que la session précédente», a observé Craig Erlam, analyste de Oanda.

«Les marchés du pétrole continuent de se nourrir de la réduction unilatérale de sa production d’or noir par l’Arabie saoudite, à laquelle vient s’ajouter la victoire des démocrates en Géorgie», a-t-il continué.

A l’issue du premier sommet des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs partenaires mardi, le chef de file saoudien a annoncé une coupe volontaire et supplémentaire par rapport à l’accord en vigueur d’un million de barils par jour en février et mars, de quoi rassurer le marché alors que la reprise de la demande reste fragile.

La production des autres producteurs restera inchangée sur la période, hormis la Russie et le Kazakhstan qui augmenteront la leur mais à la marge.

La victoire des démocrates mercredi à deux élections partielles en Géorgie (sud), permettant ainsi le contrôle du Sénat américain au président élu Joe Biden, était également de nature à rassurer le marché, qui attend un plan de relance massif aux Etats-Unis à même de soutenir la demande du premier consommateur mondial d’or noir.

La hausse de jeudi était également alimentée par les données publiées la veille par l’Agence américaine d’Information sur l’Energie (EIA) qui montrent que les stocks commerciaux de brut américains se sont réduits de 8 millions de barils pour la dernière semaine de 2020, davantage que ne le prévoyaient les analystes.

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