Le pétrole atterrit en fin de semaine

AWP

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Vers 11h55, le Brent perdait 1,60% à Londres par rapport à jeudi, à 62,91 dollars. Le WTI lâchait 2,15% à 59,22 dollars, au lendemain d’un sommet à 62,26 dollars.

Les cours du pétrole calaient vendredi sous l’effet de prises de bénéfice après avoir battu de nouveaux records en plus d’un an la veille, les investisseurs anticipant par ailleurs la reprise progressive d’une partie de la production aux Etats-Unis perturbée par une vague de froid.

Vers 10h55 GMT (11h55 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril perdait 1,60% à Londres par rapport à la clôture de jeudi, à 62,91 dollars. La veille, il a touché 65,52 dollars, un prix plus vu depuis le 20 janvier 2020.

Le baril américain de WTI pour le mois de mars lâchait dans le même temps 2,15% à 59,22 dollars, au lendemain d’un sommet à 62,26 dollars, une première depuis le 8 janvier 2020.

Une masse d’air froid venue de l’Arctique a touché cette semaine une grande partie des Etats-Unis, dont l’état du Texas, poumon énergétique du pays, affectant la production d’or noir.

Mais «avec un temps qui devrait se réchauffer ce week-end, nous prévoyons un rebond de la production rapidement, comme ce fut le cas lors des précédents arrêts dus aux conditions météorologiques», ont expliqué les analystes de Goldman Sachs.

La perturbation qui avait causé des chutes de neige massives dans le sud a commencé à se déplacer vers la côte est, où des flocons étaient attendus jeudi de la Caroline du Nord jusqu’à la Nouvelle-Angleterre (nord-est).

C’est également un réchauffement, diplomatique cette fois-ci, entre Washington et Téhéran, qui pesait sur les cours du brut.

L’Iran a réitéré vendredi son appel aux Etats-Unis pour une levée de toutes les sanctions imposées par l’ancien président Donald Trump, après une offre de pourparlers de la part de l’administration du nouveau président Joe Biden.

«L’administration Biden explore la possibilité d’une normalisation diplomatique avec l’Iran, c’est un des principaux risques du côté de l’offre», a indiqué Stephen Innes, d’Axi.

Ces deux facteurs négatifs pour les prix ont éclipsé la baisse importante des stocks de brut aux Etats-Unis dévoilée hier par l’Agence américaine d’Information sur l’Energie (EIA), de 7,3 millions de barils.

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