Le secteur de la construction a attiré moins d’investissements l’an dernier. Mais les perspectives pour 2025 restent favorables, les projets de construction étant plus nombreux que prévu.
Par rapport à l’année précédente, les investissements dans la construction ont diminué nominalement de 0,7% l’an dernier, selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS) publiés jeudi. Les dépenses totales, qui comprennent les investissements dans la construction et les dépenses destinées aux travaux d’entretien publics, ont baissé de 0,6% en termes nominaux.
Dans le détail, les financements ont diminué de 1,1% dans le bâtiment et augmenté de 1,3% dans le génie civil. Durant la même période, les maîtres d’ouvrage privés ont réduit leurs investissements dans le bâtiment (-2,5%), mais augmenté ceux dans le génie civil (+7,2%). Les maîtres d’ouvrage publics - soit la Confédération, les cantons et les communes - ont investi davantage dans le génie civil (+0,1%) et dans le bâtiment (+6%).
Dans les nouvelles constructions, les placements ont diminué de 2,7% par rapport à l’année précédente. Cette baisse est due aux maîtres d’ouvrage privés, qui ont moins investi dans ce type de projets (-3,9%).
Les transformations ont en revanche attiré davantage d’investissements (+2,3%). Outre les investissements de transformation privés (+1,3%), les pouvoirs publics ont également déboursé davantage dans les nouvelles constructions (+1,6%) et les transformations (+3,7%) par rapport à l’année précédente.
Les perspectives pour 2025 restent favorables, avec une légère hausse de la réserve de travail (+1,2 %) et une augmentation des dépenses prévues pour l’entretien public (+2,6%).